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Revue de presse quotidienne

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Flanders Today
Updated: 18 min 34 sec ago

Bekaert porte un rude coup à la politique industrielle flamande

Fri, 02/03/2012 - 02:00
De Tijd

Bekaert s'apprête à supprimer 609 emplois dans ses sièges de Zwevegem, Deerlijk, Ingelmunster et Aalter (Flandre Occidentale et Orientale), plus 1250 autres en Chine. Le grand responsable est l'effondrement du marché du fil de coupe qui sert à découper les éléments en silicium des panneaux solaires et qui, en 2010, était encore la source des principaux bénéfices de l'entreprise. Hier, le gouvernement flamand avait visiblement du mal a digérer la vague de licenciements de l'entreprise. Celle-ci était pourtant un des vaisseaux amiraux de l'industrie flamande ces dix dernières années, avec un chiffre d'affaires qui était passé de 2 milliards d'euros en 2006 à 3,3 milliards en 2010. Au cours de cette évolution, Bekaert, qui misait à fond sur l'innovation, a vendu sa division de fabrication de grillage pour jouer entièrement la carte verte des panneaux solaires. L'entreprise a en outre connu une rapide internationalisation, ouvrant plusieurs sites de production en Chine pour desservir le marché asiatique. Le capital s'est lui aussi internationalisé : en 2000, les actions non-familiales de Bekaert n'étaient aux mains d'étrangers qu'à concurrence de 20% contre 90% aujourd'hui. Une croissance forte, de l'innovation (verte) et une internationalisation : c'est précisément l'ensemble de facteurs que le gouvernement flamand veut privilégier pour son industrie, et la vague de licenciements actuelle n'en est que plus douloureuse. Selon le CEO de Bekaert, Bert De Graeve, il ne s'agit pas d'un manque de compétitivité, mais d'une baisse de la demande de fil de coupe. Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V), qui est également compétent pour l'économie, confirme : "Il est injuste de pointer la gestion du doigt. Nous n'avons aucun contrôle sur le marché mondial d'un produit donné." Le gouvernement flamand souhaite remettre le personnel au travail le plus vite possible. Le cas de Bekaert n'est pas le premier en son genre pour 2012 puisqu'en janvier, le constructeur de bus Van Hool (Lier) annonçait qu'il ouvrirait sa nouvelle unité de production non pas en Belgique, mais en Macédoine. BASF a quant à lui choisi d'investir 1 milliard d'euros à Ludwigshafen au lieu d'Anvers. Enfin, cette semaine, Crown a fermé son usine de Deurne, menaçant l'emploi de 300 personnes. Le fait que l'industrie flamande ne se porte pas bien n'est donc pas nouveau. Sa part dans l'emploi et la prospérité de notre pays diminue depuis des années suite à la productivité élevée, à des délocalisations et à la sous-traitances des activités non essentielles. Pour renverser la vapeur, le gouvernement flamand a élaboré l'an dernier une Nouvelle Politique Industrielle qui se fonde sur un budget plus élevé pour l'innovation, la promotion des métiers techniques et la réorientation de l'économie vers de nouveaux marchés. Un conseil de l'industrie est chargé mettre cette politique sur les rails, et devrait présenter une série de projets fin 2012. Le Ministre-président veut maintenant recevoir sans tarder des avis du Conseil pour voir quelles autres initiatives il peut prendre en vue de soutenir l'industrie. Il a aussi l'intention, avec le SP.A, de réclamer le remboursement des 17,7 millions d'euros de soutien à l'innovation et à la formation accordés à Bekaert.

Une mâchoire flamande sort d'une imprimante

Fri, 02/03/2012 - 02:00
De Standaard

L'opération réalisée en juin dernier au centre médical Orbis de Sittard (Pays-Bas) était une authentique première mondiale : elle a permis de remplacer entièrement la mâchoire inférieure d'une Néerlandaise âgée par une mâchoire artificielle en titane créée sur mesure par une imprimante 3D, couche après couche. Suite à une inflammation, la mâchoire de la patiente était si gravement endommagée qu'il avait fallu procéder à l'ablation. En général, ce type d'intervention requiert une opération de microchirurgie reconstructrice extrêmement lourde, qui peut durer jusqu'à seize heures et au cours de laquelle plusieurs fragments d'os provenant de donneurs sont assemblés. Mais étant donné l'âge de la patiente, les chirurgiens ont privilégié la solution d'un implant d'un seul tenant, conçu à Hasselt et fabriqué à Leuven. L'opération consistant à implanter la mâchoire a duré moins de quatre heures. "Nous avons ainsi évité à la patiente une intervention longue et risquée", explique Jules Poukens de l'Université de Hasselt, qui a pris en charge la conception de la mâchoire artificielle avec ses collègues Ivo Lambrichts et Ingeborg van Kroonenburgh. "Peu après être sortie d'anesthésie, elle a prononcé quelques mots, et le lendemain, elle était à nouveau capable de parler normalement et de déglutir." La mâchoire, avec articulation, a été imprimée couche par couche par l'entreprise LayerWise (Leuven) à l'aide d'une imprimante laser utilisant de la poudre de titane comme encre. Le processus impliquait la fusion de la poudre, rendant superflue l'utilisation de colle ou de liant. Le travail était d'une précision telle que la mâchoire artificielle prévoyait des orifices pour les insertions musculaires ainsi que des sillons pour le passage des vaisseaux et les nerfs. "La fabrication n'a duré que quelques heures", commente Peter Mercelis, ingénieur chez LayerWise, alors que les techniques classiques (fraisage ou moulage) auraient au moins exigé plusieurs jours. La mâchoire a ensuite été revêtue d'une couche de biocéramique par BioCeramics (Leiden) pour être compatible avec les tissus de la patiente. Poids de l'ensemble : 107 grammes, trente de plus qu'une mâchoire naturelle, mais sans que cette différence n'entraîne de gêne pour la patiente, selon Mercelis.

La technique d'impression 3D pour les implants médicaux n'est pas neuve. Dans le monde, des millions de personnes possèdent des implants dentaires produits de cette manière (ou selon des variantes). "Mais une mâchoire inférieure au complet, ce n'était encore jamais arrivé", poursuit Peter Mercelis. La patiente âgée se porte aujourd'hui très bien. "Dans deux semaines, on lui implantera des racines de dents artificielles sur lesquelles nous visserons ensuite une prothèse dentaire", conclut Mercelis.

Les réseaux de pistes cyclables passent au numérique

Fri, 02/03/2012 - 02:00
De Standaard

Toerisme Vlaanderen et les services des cinq provinces flamandes vont ouvrir  ensemble aux applications numériques les données relatives aux réseaux cyclables provinciaux. Courant 2011, ils ont déjà intégré les cinq réseaux provinciaux de noeuds cyclables dans une base de données centrale. Avec cette édition numérique, ils veulent à présent jouer sur la révolution que les téléphones intelligents, les tablettes et les réseaux wifi ont déclenchée. Ils encouragent ainsi les développeurs web à élaborer des planificateurs d'itinéraires pour les cyclistes tout en donnant à ces derniers accès à une multitude d'applications pratiques et surprenantes qui assurent efficacement la promotion des atouts touristiques locaux. Peter De Wilde, administrateur général de Toerisme Vlaanderen, ouvre la porte aux acteurs privés : "A partir de 2012, les acteurs du marché privé pourront prendre une licence. Nous leur demandons toutefois de procéder à des mises à jour régulières", déclare-t-il. Cette nouvelle politique de licences invite à la créativité sur le marché numérique. Ainsi, l'entreprise flamande RouteYou a déjà signé pour le projet et a développé un planificateur d'itinéraires qui combine la planification du réseau cyclable avec l'itinéraire le plus beau, ou le plus court, vers une destination donnée. L'utilisateur peut en outre s'informer sur des attractions ou du degré de difficulté d'un parcours, ou encore examiner l'itinéraire sur un smartphone tout en roulant. fietsnet.be s'est également empressée de prendre une licence. "Cette nouvelle base de données officielle vient à point nommé pour évaluer les adaptations de nos collaborateurs bénévoles", commente Koen Mannaeerts de fietsnet.be.

Les interlocuteurs sociaux flamands veulent avoir plus de prise sur la politique

Thu, 02/02/2012 - 02:00
De Standaard

Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) veut donner aux interlocuteurs sociaux davantage de poids dans les nouvelles compétences relatives au marché de l'emploi que la réforme de l'Etat va octroyer à la Flandre. Mais ils doivent les gagner, ce qui implique une réorganisation. Peeters leur suggère donc de suivre l'exemple des interlocuteurs sociaux fédéraux, qui prennent les engagements important dans le cadre du "Groupe des Dix", après quoi ceux-ci sont peaufinés au sein du Conseil National du Travail ou au Conseil central de l'Economie. Les syndicats et fédérations patronales se félicitent de l'offre de Peeters, mais affirment que le Ministre-président ne leur peut dicter la manière dont ils doivent s'organiser. "Nous le ferons très bien nous-mêmes, nous étions déjà en train de nous préparer". Ils ne voient pas la concertation passer par un "Groupe des Dix", mais plutôt par le Serv, le conseil socio-économique de Flandre, qu'ils constituent ensemble. Pour le porte-parole des patrons flamands, Karel Van Eetvelt de l'Unizo, qui est aussi l'actuel président du Serv, "nous avons nous-mêmes choisi les compétences à transmettre comme une priorité." Au Serv, la présidence est tournante, tandis que dans le "Groupe des Dix", c'est toujours un employeur qui préside", commente Caroline Copers du syndicat socialiste ABVV, qui ajoute toutefois : "Nous avons surtout besoin d'employeurs qui prennent enfin de véritables engagements avec nous, à l'instar des employeurs fédéraux. Aujourd'hui, ils se contentent de promettre qu'ils inciteront leurs membres à faire ce qui est convenu." Peeters a lui aussi semblé douter du fait que les syndicats envoient leurs véritables décideurs au Serv; il craint que les "pointures" fédérales ne continuent à dicter la conduite des représentants flamands. C'est en contradiction avec la révolution copernicienne (les entités fédérées deviennent le niveau le plus important) qu'il veut aussi voir les interlocuteurs sociaux adopter. Le syndicat chrétien ACV affirme que le fédéral n'est pas dominant. "Depuis 1981, l'ACV flamand est autonome." Et Caroline Copers ajoute : "Je veux surtout savoir jusqu'où Peeters va dans son offre. Pour de nombreuses compétences déléguées aux régions et communautas, les interlocuteurs sociaux ont joué un rôle important; cela va-t-il rester ainsi ?" Les deux petits interlocuteurs sociaux, le syndicat libéral ACLVB et le Boerenbond, craignent de se retrouver mis à l'écart, car Peeters a évoqué un Groupe des Cinq; mais selon le Ministre-président, il peut parfaitement compter six membres. "C'est symbolique", commente Peeters. "Le Groupe des Dix compte onze personnes; le Groupe dese Cinq peut en contenir six."

Recettes des employeurs pour la croissance

Thu, 02/02/2012 - 02:00
De Morgen

La Belgique est officiellement entrée en récession. Jusqu'il y a peu, épargner était le maître-mot, mais aujourd'hui, l'accent semble à nouveau se porter sur la croissance économique. Alors, comment sortir de la crise et relancer le moteur ? Six dirigeants d'entreprise expliquent comment nous pouvons stimuler cette croissance. Christ'l Joris est présidente d'Etap Lightning, une entreprise qui crée des éclairages industriels et de bureau. Elle préside aussi la fédération technologique Agoria. Selon elle, les pouvoirs publics doivent soutenir les entreprises qui sont encore en Flandre, surtout celles qui emploient un personnel nombreux et se montrent innovantes. Dès que ces entreprises accroissent leurs ventes en Belgique et à l'étranger, elles créent automatiquement de nouveaux emplois. Avec son frère, Caroline Van Marcke tient les rênes du groupe homonyme, une des entreprises familiales qui réussissent le mieux en Flandre. Elle estime que l'économie flamande ne peut pas uniquement tourner sur les services, et qu'il faut créer davantage de tissu industriel. Patrick De Maesneire, qui est depuis 2009 le patron mondial du géant du recrutement Adecco, partage cet avis : "Si nous n'attirons pas d'industries, nous ne viendrons jamais à bout du chômage parmi les moins formés." Hans Bourlon est co-CEO de l'entreprise de divertissement Studio 100 et a été élu "Manager de l'Année" en 2008; il va jusqu'à dire qu'une partie de l'activité textile délocalisée en Chine pourrait revenir en Flandre, puisque le transport et le pétrole augmentent, que les salaires en Chine en font autant et que les restrictions écologiques se font de plus en plus strictes. Pour Christ'l Joris, les pouvoirs publics doivent fournir davantage d'efforts en matière de formation pour les métiers techniques, et les techniciens étrangers devraient également pouvoir venir travailler en Belgique plus facilement afin de remédier à la pénurie de profils techniques dans les entreprises. Joris estime aussi que les travailleurs belges partent à la retraite (anticipée) bien trop tôt, et qu'une grande quantité d'expérience est ainsi perdue. Le taux de chômage élevé parmi les jeunes et les moins formés est aussi un problème fondamental. C'est pourquoi, selon De Maeseneire, les jeunes doivent décrocher un premier emploi, quel que soit le salaire, afin de pouvoir avancer au moins une expérience professionnelle. Wouter Torfs, CEO de l'entreprise familiale Chaussures Torfs, un des champions du retail flamand, estime qu'il faut s'attaquer au piège du chômage. La différence entre les allocations de chômage et le premier salaire doit s'accentuer, pour que les chômeurs soient motivés à travailler. Il considère qu'il faut aussi protéger le pouvoir d'achat, et à cette fin, le consommateur doit garder confiance, être sûr de ses revenus, de son travail et de sa pension : "Nous devons donc nous mettre en quête d'un mécanisme qui permette au consommateur de conserver son pouvoir d'achat et de garder un même montant net, sans que les coûts salariaux n'augmentent pour les employeurs." Selon De Maeseneire, il n'y a qu'une façon pour l'Etat de créer une marge pour stimuler l'économie : économiser sur la sécurité sociale. Torfs estime qu'il faut réadopter une politique orthodoxe pour les finances publiques : "Nous ne pouvons pas harasser de dettes les prochaines générations." Et pour Jo Van Biesbroeck, directeur pour l'Europe occidentale du géant brassicole AB Inbev, il est important que les autorités et institutions nationales et européennes procèdent à la fois à des économies mûrement réfléchies et à des investissements qui le seront tout autant. Caroline Van Marcke est entièrement d'accord, et trouve l'approche européenne trop axée sur la réduction de la dette. Elle attend davantage de l'Europe qu'elle soutienne la croissance dans les PIGS (Portugal, Irlande, Espagne, Italie, Grèce). Tant le monde politique que les entreprises doivent cultiver une vision à long terme, estime-t-elle. "La dictature des chiffres trimestriels ne nous aide pas. Elle empêche les entreprises d'investir. Nous devons réfléchir à une manière de distinguer, sur le long terme, notre économie des autres." Selon Van Biesbroeck, il faut utiliser au mieux les ressources disponibles et investir les économies dans l'innovation. Ce sont des principes qui peuvent s'appliquer aussi bien dans le public que dans le privé; mais il convient de bien les expliquer aux travailleurs et à la population. Cependant, selon De Maseneire, il n'existe pas de marge budgétaire pour les stimuli, et la Belgique ainsi que l'Europe de l'Ouest doivent être rendues attrayantes pour les investisseurs et les entreprises grâce à des coûts salariaux compétitifs et à une fiscalité simple. Enfin, Van Biesbroeck estime que l'Europe doit épurer sa politique en matière d'emploi au profit de la compétitivité dans les divers pays.

"L'habileté n'est pas l'apanage des garçons"

Thu, 02/02/2012 - 02:00
De Standaard

Les yeux écarquillés, Kimberly contemple les émetteurs et les pièces de satellites produits à Antwerp Space. Cette entreprise de Hoboken conçoit des émetteurs spéciaux pour satellites et participe entre autres à la création du système européen de navigation Galileo. Rien de bien flashy, mais les onze écoliers qui visitent l'entreprise sont impressionnés. "Nous n'avions encore jamais rien vu de tel", commente Kimberly qui, en sixième primaire, suit la présentation avec un grand intérêt. Hier, Antwerp Space était l'une des 24 entreprises flamandes et bruxelloises à ouvrir leurs portes à un groupe d'écolières, et c'est un total de 662 jeunes filles qui ont ainsi participé au "Technogirls-Dag". Cette journée d'initiation à la technologie est une initiative d'Agoria, la fédération de l'industrie technologique, qui souhaite ainsi encourager les jeunes filles de onze et douze ans à opter, à terme, pour une carrière dans le secteur technologique. A Antwerp Space, on a voulu montrer aux enfants que choisir une formation technique n'est pas un pis-aller par rapport à l'enseignement secondaire général. "L'éducation ne doit pas devenir un processus éliminatoire", explique Sofie Appelmans, administratrice d'Antwerp Space. Il est vrai que la technologie n'est guère populaire chez les filles : parmi les étudiants suivant des formations technologiques 10% à peine sont de sexe féminin. Et dans les entreprises proprement dites, les femmes ne constituent que 13% des effectifs. "C'est dommage, car des qualités typiquement féminines comme la communication, la précision et l'esprit d'équipe sont importantes. En outre, de telles études sont extrêmement enrichissantes pour les filles", argumente Wilson De Pril, d'Agoria Vlaanderen. "Les entreprises technologiques sont par ailleurs aux prises avec une pénurie de  personnel compétent. C'est pourquoi nous voulons promouvoir la technologie auprès des jeunes filles." Mais même si celles-ci ne feront de projets d'avenir concrets que dans quelques années, le secteur technologique les intéresse déjà. En cadeau, elles ont ramené chez elle une calculette rose : de quoi déclencher quelques cris et rires, et faire mettre provisoirement de côté le fer à souder. Les filles restent des filles.

Peeters: "Il va falloir écouter davantage la Flandre"

Wed, 02/01/2012 - 02:00
De Morgen

Le fait que le Vice-premier ministre fédéral Vincent Van Quickenborne (Open VLD) ait annoncé que l'homme d'affaires chinois Fen Jun s'intéresse à la Belgique n'a guère plu au Ministre-président Kris Peeters (CD&V). "S'attribuer le mérite d'un succès avant que la décision ne soit définitivement tombée n'apporte aucune valeur ajoutée. Si les choses tournent mal en fin de compte, je trouverais cela très dommage, surtout pour Flanders Investment & Trade (FIT), qui a travaillé jour et nuit sur ce dossier." Il réfute le fait que ces propos aillent à l'encontre d'un fédéralisme dans le cadre duquel régions et fédéral travaillent main dans la main. Selon ses propres dires, Peeters promeut la Flandre et la Belgique lors de ses missions commerciales, mais il n'en approuve pas moins une saine concurrence entre les divers niveaux de compétence. Toutefois, "nous ne devons pas en arriver à tenter de nous évincer mutuellement pour remporter l'une ou l'autre victoire", ajoute-t-il. Peeters est un fervent partisan du modèle dans lequel le niveau fédéral est au service des régions, surtout sur le plan de la diplomatie économique. La communication entre les différents niveaux ne passe pas toujours à la perfection, comme le démontrent les malentendus sur les compétences à transférer. C'est pourquoi Peeters revendique une concertation formelle, car il dirige un gouvernement où siège un parti - la N-VA - qui n'est pas présent au fédéral. En 2014, les élections régionales et fédérales coïncideront, et Peeters craint que les thèmes fédéraux ne prennent le dessus. C'est pourquoi il veut tout faire pour veiller à ce que les élections ne coïncident plus dans l'avenir. Les parlements pourront trancher la question. Peeters veut aussi "flamandiser" la concertation sociale. Si le Groupe des Dix (groupements d'intérêts des employeurs et de travailleurs) mène actuellement la concertation au niveau fédéral, Peeters voudrait que les prochaines compétences qu'obtiendra la Flandre, comme la politique du marché de l'emploi, attribuent la concertation sociale à un Groupe Flamand des Cinq qui ne s'opposera pas pour autant au Groupe des Dix. Il espère que les syndicats seront eux aussi disposés à participer à cette concertation, mais comprend que cela n'ira pas de soi. Pour Peeters, la Belgique doit devenir un fédéralisme adulte. C'est dans ce cadre qu'il accompagne le Ministre-président néedrlandais Mark Rutte en mission : "Nous allons organiser une conférence de presse commune avec la Rhénanie du Nord-Westfalie à Anvers, et j'ai reçu hier une demande du ministre wallon de l'économie Jean-Claude Marcourt pour que nous nous rendions ensemble au Myanmar. Je trouve cette évolution positive." L'éventualité que le Palais préfère le voir partir en voyage avec le Ministre-président wallon plutôt qu'avec son homologue néerlandais ne le trouble pas : "Le Palais n'a pas à s'en mêler. C'est en premier lieu notre responsabilité, le commerce extérieur est principalement une compétence régionale. Les chiffres démontrent que la Flandre est le moteur économique de la Belgique : nous représentons 60% de la population, 70% du PNB et plus de 80% des exportations. Et si on oublie ça et le moteur se grippe ou s'arrête, c'est la Flandre qui en souffrira, mais aussi le reste de la Belgique."

Peeters convoque les banques

Wed, 02/01/2012 - 02:00
Het Nieuwsblad

Vendredi dernier, le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a convoqué les banques à son cabinet. Un récent rapport du département Economie, Science et Innovation (EWI) l'inquiète, car il montre clairement que les banques se font à nouveau plus strictes dans l'octroi de crédits aux entreprises, surtout les petites sociétés. Elles exigent des garanties plus élevées, rognent sur les montants accordés et augmentent leurs taux d'intérêt. Bien que la situation ne soit pas encore aussi dramatique qu'après la crise bancaire de 2008, Peeters craint à nouveau de sérieuses conséquences économiques. "La première condition pour la croissance économique, c'est un bon crédit. C'est seulement si les entrepreneurs peuvent investir que notre économie peut se redresser." Avec une certaine insistance, il a demandé au secteur financier de "prendre ses responsabilités". Le patron de la fédération Unizo (PME et indépendants), Karel Van Eetvelt, partage l'inquiétude de Peeters. Il constate aussi que les conditions d'obtention d'un prêt sont devenues plus strictes et qu'il faut beaucoup plus longtemps pour que la banque marque son accord. Bien que selon Peeters, les banques aient "explicitement fait montre de leur bonne volonté" au cours de l'entretien, il ne les en a pas moins renvoyées à la règlementation en matière de garanties que le gouvernement flamand a mise sur pied, et par laquelle la Flandre donne aux banques des garanties pour les prêts qu'elles accordent aux PME. Cette réglementation a déjà permis à 7100 entreprises d'obtenir un crédit et d'investir pour 2 milliards d'euros. Ces prochains mois, des fonctionnaires des pouvoirs publics flamands vont d'ailleurs donner des formations aux banquiers pour mieux les familiariser avec cette réglementation, dans l'espoir qu'ils auront davantage tendance à accorder des crédits aux entreprises.

C-Mine remporte le prix flamand "Thuis in de stad"

Wed, 02/01/2012 - 02:00
Het Laatste Nieuws

"Thuis in de stad" (littéralement : "chez soi en ville") est un prix attribué aux villes qui réalisent des projets innovants. La onzième édition de cette distinction est allée  à C-Mine (Genk, dans le Limbourg) qui remporte ainsi un prix en espèces de 75.000 euros. "Nous consacrerons cet argent à une fête populaire que nous organisons fin avril à C-Mine", commente Wim Dries, bourgmestre de Genk, qui poursuit : "Cet argent reviendra donc aux habitants de Genk, car C-Mine est aussi leur projet." Le jury qui a décerné le prix a qualifié C-Mine d'exemple de projet urbain innovant en Flandre. "Nous avons osé transformer un ancien site minier désaffecté en centre pour le tourisme, la culture, l'enseignement et l'économie créative, le tout dans le respect du passé", témoigne le bourgmestre, qui pourra bientôt installer à C-Mine une vitrine pour exposer les trophées - pas moins de dix - que le nouveau centre culturel a déjà remportés. C-Mine doit aussi devenir une attraction touristique. "En avril, nous inaugurerons une nouvelle attraction : la C-Mine Expeditie, qui recrée l'expérience du métier de mineur dans une ancienne galerie. Nous disposons aussi du centre culturel, et C-Mine entend aussi devenir la Mecque de l'économie créative, qui donne aux entrepreneurs ayant des idées innovantes l'opportunité de lancer leur entreprise." Pour Wim Dries, le prix "Thuis in de stad" vient récompenser des années de travail et d'investissement dans C-Mine.

L'écrivain Ivo Michiels remporte l'America Award 2012

Wed, 02/01/2012 - 02:00
De Morgen

L'écrivain flamand Ivo Michiels a remporté l'America Award 2012 pour sa contribution de toute une vie à l'écriture internationale. C'est la première fois que ce prix va à un auteur flamand. L'America Award se décrit comme une alternative modeste au Prix Nobel de Littérature. Harold Pinter (1995), José Saramago (2004) et Javier Marias (2010) l'ont déjà reçu. Le jury de l'America Award est composé chaque année de poètes, écrivains, dramaturges et critiques littéraires américains. La récompense n'est assortie d'aucun prix en espèces. Ivo Michiels a publié en 2011 "Mag ik spreken?" (Puis-je parler?), un livre dans lequel il a retravaillé son cycle en dix volumes Journal Brut (1983-20001) en un ensemble neuf et accessible. Michiels a rompu avec le récit classique et a fait des expériences sur le langage dans des monologues associatifs où souvenir et fiction, évocations et citations se téléscopent, tant dans "Journal Brut" que dans le cycle Alfa. Une traduction anglaise du "Journal Brut" et de "Orchis Militaris" (1968) paraîtra bientôt chez l'éditeur Green Integer, qui prévoit aussi de publier les autres parties du cycle Alfa : "Het boek Alfa", "Exit", "Samuel o Samuel" et "Dixi(t)". Agé de 89 ans, Ivo Michiels (pseudonyme de Henri Ceuppens) est né à Mortsel (Anvers) en 1923. Il vit et travaille depuis 1979 dans le sud de la France, et a reçu plusieurs distinctions belges et étrangères.

La confiserie belge se porte bien

Tue, 01/31/2012 - 02:00
De Tijd

Tandis que la Belgique est aux prises avec les actions de grève, l'industrie belge du chocolat et de la confiserie n'est guère affectée par la crise. En effet, hier, c'était la toute grande foule auprès des entreprises belges participant à ISM, le plus grand salon mondial de la confiserie organisé à Cologne. Un secteur dynamique sur un marché extrêmement compétitif, comme l'a résumé hier le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) lors de sa visite. Elément éloquent : sur les 90 entreprises présentes sur le stand commun de Flanders Investment & Trade, onze participaient au salon pour la première fois. En outre, le réflexe international est important, même pour les petits confiseurs belges. Maison Biscuits d'Or, peut-on lire sur la carte de visite d'une de ces PME, qui emploie quatre personnes à Belzele (Flandre orientale). En-dessous, quelques caractères chinois. "Ici se trouvent les entreprises qui font des affaires avec le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan ou la Russie", explique l'agence flamande à l'exportation FIT. Les chiffres sont en effet éloquents : tous les fabricants belges de chocolats, sucreries, biscuits et gaufres représentent environ 2,9 milliards d'euros d'exportations. Après un plongeon en 2009, 2011 a connu une croissance de trois pour cent. Durant la première moitié de 2011, le rythme s'est même accéléré jusqu'à 9 pour cent - même si les choses se sont ensuite calmées. "Non, nous ne sommes pas en crise", a déclaré Borms. "L'industrie alimentaire n'est pas un secteur qui progresse à pas de géant, mais à l'inverse, nous ne connaissons pas non plus de récession marquée. Les gens auront toujours besoin de manger, surtout de bonnes choses." Mais la croissance n'est pas évidente. A part quelques grands acteurs comme Belcolade, une filiale du géant familial de la boulangerie industrielle Puratos, l'industrie belge du bonbon se compose de toutes petites entreprises; sur un marché mondial dominé par des géants comme Nestlé ou Mars, celles-ci ne peuvent tenir le coup qu'en se spécialisant à l'extrême. Comme le fabricant de sucettes Cand'Art, qui fabrique des sucreries répondant spécifiquement au goût du marché nord-européen. "Tout est en mouvement dans notre secteur", a-t-on entendu chuchoter. "Et les rumeurs commencent à circuler dès le début d'ISM." Qui va avec qui ? Car même si le secteur est en effervescence, "il faut parfois mettre son poing en poche". La hausse de 50% du prix du sucre, principale matière première, n'a pas pu être entièrement compensée en augmentant les prix chez les clients ou suite à des contrats à long terme. La concurrence est rude, et la pression pour lancer constamment des nouveautés, énorme - d'où les nombreuses fusions et acquisitions. Ce n'est pas par hasard que le groupe Baronie a racheté l'an dernier la marque de chocolat belge Jacques et la chocolaterie Kathy. Ni que Bouchard (du groupe Sea-Invest) s'est avéré être un chasseur avide. Ici aussi, c'est parfois manger ou être mangé.

La réduction à l'achat d'un logement flamande n'est pas pour demain

Tue, 01/31/2012 - 02:00
De Tijd

Le gouvernement flamand veut instaurer une réduction à l'achat d'un logement pour remplacer le "klein beschrijf", une réduction de 5% des droits d'enregistrement à l'achat d'un logement auquel l'acheteur a actuellement droit si ledit logement n'a qu'un revenu cadastral (RC) modeste. La définition du revenu cadastral d'un logement n'a toutefois pas été revue depuis 1975 et exprime toujours ce qu'il était censé rapporter en loyer annuel à l'époque. Mais depuis lors, dans la réalité, le RC de logements urbains modestes est parfois devenu nettement supérieur à celui de grandes maisons à la campagne. Cette fiscalité boîteuse n'a pas été sans provoquer un exode urbain, une évolution à laquelle une prime au logement devrait mettre un terme. Le président du parti gouvernemental N-VA en Flandre, Bart De Wever, a une nouvelle fois annoncé la mise en place de cette prime lors de la réception de nouvel-an de son parti à Anvers. Déjà annoncée en 2009 dans la note du ministre flamand du Budget et de l'Aménagement du territoire Philippe Muyters (N-VA), cette prime prend lentement forme. Sa collègue, la ministre du Logement Freya Van den Bossche (sp.a), attend une initiative concrète : "A l'époque, le ministre Muyters a commandé une étude sur la base de laquelle nous pouvons ouvrir le débat. La balle est donc dans son camp", a déclaré son porte-parole Gorik Van Holen. Au cabinet Muyters, on espère un accord pour l'été, mais on est conscient du caractère délicat de la matière. C'est pourquoi l'on souhaite clôturer l'étude au plus vite et chercher un consensus politique pour la proposition. Pour obtenir une réduction de 5% sur ses droits d'enregistrement en Flandre, il faut actuellement répondre à quelques conditions. Ce système est appelé à changer. La prime au logement devrait pouvoir tenir compte de la valeur marchande du bien ainsi que de caractéristiques comme la superficie, l'âge ou l'efficacité énergétique. Le profil de l'acheteur pourrait également jouer. Dès 2014, la fiscalité du logement sera régionalisée. Selon le porte-parole de Muyters, cela n'exclut pas que certaines mesures puissent déjà être élaborées et que cette réduction soit insérée dans le paquet de compétences à transférer après. Il signale qu'il faudra attendre la mi-février pour que le gouvernement fédéral définisse clairement les compétences transférées.

Des valeurs confirmées sur la longlist des prix littéraires

Tue, 01/31/2012 - 02:00
De Standaard

Début mai, deux grands prix littéraires seront décernés : le Gouden Boekenuil le 5 mai et le Libris Literatuur Prijs deux jours plus tard. En comparant les longlists dévoilées hier, on constate que six auteurs néerlandais sont encore dans la course pour les deux prix. Sur les qualités des valeurs sûres Jeroen Brouwers ("Bittere Bloemen"), A.F.Th van der Heijden ("Tonio"), Herman Koch ("Zomerhuis met zwembad") et Marcel Möring ("Louteringsberg") ou encore Stephan Enter ("Grip") et Jan van Mersbergen  ("Naar de overkant van de nacht"), les deux jurys sont manifestement d'accord. Seul un flamand a ce double honneur : Jan Van Loy avec son distrayant "Ik, Hollywood". Pour le reste, les opinions des deux jurys diffèrent radicalement. Le Gouden Boekenuil privilégie deux grands ouvrages : le très prenant "Gestameld liedboek" d'Erwin Mortier et "Monoloog van iemand die het gewoon werd tegen zichzelf te praten", très discuté, de Dimitri Verhulst. L'ambitieux roman historique "Bloedgetuigen" de Johan de Boose figure lui aussi sur la liste. Le jury du prix Libris, quant à lui, a préféré le roman longuement attendu sur la Première Guerre mondiale de Stefan Brijs "Post voor mevrouw Bromley", ainsi que "Gelukkig zijn we machteloos" d'Ivo Victoria et "Brandlucht" d'Erik Vlaminck, des romans qui ont plu aux critiques. On notera que de nombreux nominés néerlandais sur les deux listes sont restés jusqu'à présent pratiquement inaperçus en Flandre. Pour A.F.Th. van der Heijden, les deux nominations sont une belle revanche. Voici quelques mois, son requiem pour son fils accidenté n'avait pas été repris sur la shortlist de l'autre grand prix, l'AKO, ce qui avait suscité une certaine controverse aux Pays-Bas. Les longlists doivent encore être abrégées; la short list du Boekenuil sera déjà connue fin février, et celle de Libris le 12 mars. Le Gouden Boekenuil inclut aussi un prix d'un jury d'une centaine de lecteurs.

L'épreuve de force

Mon, 01/30/2012 - 02:00
De Standaard

Depuis vingt-deux heures hier soir, les syndicats se croisent les bras pour au moins 24 heures afin de protester contre les plans d'économies et de pensions du gouvernement. La grève suscite non seulement d'importants embarras d'ordre pratique, mais coûte aussi beaucoup d'argent. De Standaard a calculé que cette action coûtera à l'économie belge quelque 200 millions d'euros, soit 45 euros par citoyen actif. "De nombreuses entreprises compenseront ce manque de productivité en travaillant plus les autres jours", prédit Peter Vanden Houtte, économiste en chef chez la banque ING. Mais l'ABVV, l'ACV et l'ACLVB qualifient la grève générale d'inévitable suite aux mesures du gouvernement fédéral en matière d'économies et de pensions. Les trois syndicats craignent que les plans d'assainissement du gouvernement Di Rupo n'affectent en premier lieu les plus faibles : jeunes, seniors, pauvres. Les employeurs critiquent vertement la grève. VBO, Unizo et Voka ont même menacé de traîner les grévistes devant les tribunaux en cas d'excès. Rue de la Loi aussi, on cherche laborieusement des partisans. Le ministre des Pensions Vincent Van Quickenborne (Open VLD), particulièrement visé, redoute une "perte d'image de marque" pour notre pays. S'il s'avère que l'action est un succès, l'équipe du Premier ministre Elio Di Rupo (PS) le devra en partie à elle-même. Au lieu de laisser passer tranquillement la grève, le gouvernement a en effet jeté de l'huile sur le feu en ouvrant un débat sur un saut d'index possible. Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a qualifié cette manoeuvre d'idée "intéressante" avec des avantages pour la vie économique. En cas de saut d'index, l'application de l'indexation automatique des salaires "saute" une seule fois. Son homologue des Finances, Steven Vanackere (CD&V) n'est pas non plus contre, mais souligne qu'il s'agit non pas d'une mesure budgétaire, mais d'améliorer la compétitivité des entreprises. "Ces dernières semaines, on nous a reproché d'utiliser le saut d'index comme épouvantail, pour mobiliser", explique Jan Vercamst, patron du syndicat libéral. "Mais j'entends aujourd'hui plusieurs représentants syndicaux dire qu'ils savent à présent pourquoi ils font grève."

"Sans création d'emplois, pas d'Europe crédible"

Mon, 01/30/2012 - 02:00
De Morgen

Les attentes liées au sommet européen d'aujourd'hui sont élevées, affirme Herman Daems, président de BNP Paribas Fortis et de Barco depuis le Forum Economique Mondial à Davos. "J'ai eu la forte impression que les choses étaient préparées à l'avance et que les ministres européens parlaient d'une seule voix. J'ai constaté une grande unanimité parmi les dirigeants d'Europe continentale, donc à l'exception du Royaume-Uni". Selon Daems, il existe entre la zone euro et le Royaume-Uni une sorte de malentendu. Pour les britanniques, la question est de savoir quelle taille doit prendre - et prendra - le Fonds de Stabilité. Pour les Britanniques, il doit être aussi important que possible et être en place au plus vite. Tandis que les autres Etats membres européens ne parlent pas qu'en termes de chiffres. Ils voient le salut dans une réforme des structures et des institutions, dont l'Europe sortira plus forte. Et c'est justement là que réside le différend, car les Britanniques ne souhaitent pas participer à ces réformes structurelles. Le thème prédominant à Davos a consisté à savoir en quoi le système capitaliste actuel s'est fourvoyé, comment il doit s'adapter, et comment les choses doivent évoluer au sein de la zone euro. Daems a trouvé Angela Merkel particulièrement convaincante : "La quête d'une solution structurelle est primordiale, et le débat opposant les économies aux incitants à la croissance est un faux débat. L'un ne va pas sans l'autre. Il est impossible de réduire les mesures d'économie. Les pouvoirs publics doivent mettre un terme aux déficits énormes, sans quoi la crise ne fera que s'aggraver. En même temps, il faut miser sur la création d'emplois pour que l'Europe ne perde pas sa crédibilité - ce qui est une inquiétude extrêmement vivace."

Un plan d'action pour les études scientifiques et techniques

Sat, 01/28/2012 - 02:00
De Tijd

Le gouvernement flamand va prendre des mesures pour remédier à la carence en scientifiques et en techniciens. Dans l'enseignement secondaire général, la moitié des élèves optent pour les maths ou les sciences, mais trop peu d'entre eux poursuivent ensuite dans des orientations privilégiant la science, la technologie, les mathématiques et l'ingénierie. "Tout le monde veut avoir un iPhone, mais rares sont ceux qui sont disposés à le mettre au point", a déclaré le ministre flamand de l'Enseignement Pascal Smet (sp.a). Le gouvernement veut élaborer un plan d'action pour promouvoir les carrières dans les sciences et la technique. Le matériel didactique doit devenir plus attrayant, les écoles doivent coopérer davantage avec les entreprises et les institutions travaillant dans le domaine du savoir, et les options concernant les études et les carrières doivent être communiqués via des outils comme le site "onderwijskiezer.be". En outre, les pouvoirs publics misent sur la communication scientifique, par exemple pour renforcer le rayonnement international de la recherche en Flandre. A Malines, l'attraction grand public qu'est Technopolis a reçu pour mission de créer, pour septembre, une plate-forme chargée de mettre diverses actions sur pied. Smet et sa collègue de l'Innovation, Ingrid Lieten (sp.a) ont compris que ce sera un travail de longue haleine. "Il faut pouvoir envisager les résultats sur une échelle de dix ans."

Tête de Boeuf: le résultat de dix ans de politique d'encouragement du cinéma

Sat, 01/28/2012 - 02:00
De Tijd

Vingt ans après "Daens" (Stijn Coninx) et onze après "Iedereen Beroemd" (Dominique Deruddere), la Flandre a enfin décroché une nouvelle nomination aux Oscars avec "Tête de Boeuf" de Michaël Roskam. Bien plus que les "heureux hasards" du passé, le film couvonne dix ans de politique d'encouragement du cinéma en Flandre. Le magazine américain Variety se montre élogieux envers "Tête de Boeuf" tandis que "The Insider" de Nicolas Provost a reçu une bonne critique de The Hollywood Reporter. En outre, tant Roskam que Provost ont remporté des prix à des festivals aussi divers que Moscou ou Palm Springs, ce dernier ayant d'ailleurs programmé pas moins de cinq oeuvres flamandes. On peut littéralement dire que les films flamands récoltent une pluie de prix aux festivals internationaux. Aujourd'hui, il sort près d'un film flamand en salles chaque mois, mais il n'en a pas été toujours ainsi. La percée du film flamand a correspondu à la création du fonds audiovisuel flamand (VAF) en 2002, initialement composé de membres de l'industrie cinématographique flamande proprement dite pour éviter toute immixtion politique dans la répartition des subsides. Une seconde étape a été franchie en 2003, lorsque le gouvernement fédéral a inauguré la formule des tax shelters, une mesure d'encouragement fiscal visant à attirer les investisseurs privés vers le cinéma belge. Depuis lors, des centaines de millions d'euros ont été injectés dans le cinéma flamand. Dans la même année, le blockbuster "L'Affaire Alzheimer" d'Erik Van Looy connaissait un succès retentissant avec 750.000 spectateurs. Un événement qui a donné des ailes à toute une génération de réalisateurs, estime l'intendant du VAF Pierre Drouot. C'est également à partir de cette date que le VAF s'est mis à investir dans les talents, pour que les réalisateurs ne soient pas limités à un seul film. C'est notamment ce qui s'est produit pour Felix Van Groeningen avec son troisième film, "La merditude des choses", en 2009. La pollinistaion croisée entre la télévision (VRT et VTM) et le cinéma a elle aussi pris son envol. Avec Fait Divers, Jean Verheyen a mis sur pied un projet dans lequel plusieurs téléfilms ont d'abord été projetés en salle. Grâce à cette dynamique, qui est en marche depuis 2002, le secteur du cinéma emploie aujourd'hui 6000 à 10.000 personnes en Flandre, et l'on y compte quelque 25 noms de réalisateurs accomplis. Ce qui manque encore en Flandre, selon Boyd Van Hoeij, critique à Variety, ce sont des figures d'envergure réellement mondiale. Le Danemark a Lars Von Trier et Suzanne Bier, la Wallonie a les frères Dardenne. Mais les réalisateurs continuent à craindre que les grands talents ne partent chercher fortune ailleurs, les ressources financières du VAF n'ayant pas grandi à l'aune du succès du secteur. Le VAF doit poser la base financière pour maintenir le financement que les producteurs doivent chercher, et cette base reste limitée. Et du fait de la crise, les chaînes de télévision sont également contraintes à économiser, de sorte qu'à l'avenir, on peut craindre à juste titre de voir se raréfier les productions locales. C'est pourquoi le cinéma flamand demande aujourd'hui une source de financement complémentaire, à l'identique de Wallimage qui injecte chaque année 5 millions d'euros dans le cinéma wallon, avec un retour économique se chiffrant au triple. Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) travaille en coulisse à la création d'une instance de ce type, mais sans faire de vagues car le dossier est sensible dans le contexte actuel d'économie. Quoi qu'il en soit, les réalisateurs applaudissent l'initiative.

La grève provoque l'indignation

Fri, 01/27/2012 - 02:00
De Morgen

Le soutien public pour la grève de lundi prochain (le 30 janvier) fond à vue d'oeil, et les critiques à l'encontre des syndicats se multiplient sur les médias sociaux tels que Facebook ou Twitter. A l'échelle interne aussi, les syndicats sont en plein examen de conscience. "Ces questions ont toujours existé depuis l'apparition du syndicalisme", tempère le professeur émérite Maxime Stroobant de la Vrije Universiteit Brussel. Pendant toute sa carrière, il a suivi de près les organisations syndicales et la concertation sociale, et il replace la grève dans son contexte historique. "Un appel à la grève n'est jamais populaire. Mais ce qu'il faut se demander, c'est si la cause du désagrément que provoque une grève se situe au niveau des grévistes ou de ceux qui sont à l'origine de la grève." Pour lui, c'est le fait qu'il n'y ait jamais eu concertation entre les interlocuteurs sociaux sur les profondes mesures socio-économiques décidées par l'actuel gouvernement qui a déclenché la grève.

Mais le mouvement syndical est sous pression à l'échelle internationale, même s'il existe de grandes différences entre les pays. Si l'adhésion syndicale diminue moins rapidement en Belgique et dans les pays scandinaves, c'est que les syndicats y jouent encore un rôle dans la mise en oeuvre des assurances sociales (versement des allocations de chômage, etc.). Pourtant, il semble bien que la jeune génération décroche. La solidarité a cédé la place à l'individualisation, et les relations du travail ont évolué. Aujourd'hui, aucun syndicat ne prétend plus entretenir une relation privilégiée avec l'un ou l'autre parti (CD&V ou SP.A), et les dirigeants syndicaux Marc Leemans (ACV, chrétien) et Rudy De Leeuw (ABVV, socialiste) doivent encaisser les critiques du président du CD&V Wouter Beke et de son homologue au SP.A, Bruno Tobback, alors que leurs grands-parents entretenaient d'étroites relations. Stroobant plaide pour un front syndical privilégiant la concertation sociale, mais est-ce la réponse qu'attend la nouvelle génération ? Selon Stroobant, les jeunes ont tort de croire que les syndicats ont trop tendance à défendre les droits acquis, au détriment des générations montantes. Les syndicats défendent aussi les droits des jeunes, et si le message ne passe pas, ce n'est pas seulement la faute des syndicats, mais aussi des jeunes. "La jeune génération perçoit trop les syndicats comme le problème, et pas assez comme une partie de la solution." Les tentatives crispées des syndicats pour atteindre cette génération via leurs canaux privilégiés, les médias sociaux, leur sont revenue en boomerang. Pour Stroobant, c'est une erreur d'évaluation, car ils doivent d'abord pouvoir convaincre les leaders d'opinion de leur légitimité. Et tant que l'opinion publique est contre eux, ils ne parviendront pas à faire tourner le vent.

Le polder Hedwige hante la politique des Pays-Bas

Fri, 01/27/2012 - 02:00
De Tijd

Les politiciens néerlandais ressentent de plus en plus les retards dans les dossiers belgo-néerlandais, comme le TGV entre Bruxelles et La Haye, ou le paiement des pilotes de l'Escaut, comme des obstructions volontaires de la Belgique et de la Flandre face au refus des Pays-Bas de rendre à la nature le polder Hedwige, sur la rive gauche de l'Escaut. Le gouvernement néerlandais refuse de remettre cette zone de Flandre zélandaise sous eau, bien que ce soit prévu par les Traités de l'Escaut de 2005. Les partis de gauche, dans l'opposition, demandent une dépoldérisation rapide pour que les autres dossiers puissent avancer. Ils avertissent le gouvernement qu'une demande de dommages et intérêts de 750 millions d'euros pourrait survenir du côté flamand. Mais le gouvernement s'entête et refuse de sacrifier les terres agricoles du polder Hedwige. En 2005, les deux pays s'étaient mis d'accord pour instaurer un service spécifique sur la ligne de TGV entre leurs deux capitales, Bruxelles et La Haye, en plus des liaisons existantes entre Bruxelles et Amsterdam. La SNCB (chemins de fers belges) devait commander un train qui ferait dix trajets par jour, mais la décision ne s'est toujours pas concrétisée. Philippe Bulinckx, de la SNCB, a pu aller expliquer lors d'une audience au Parlement néerlandais pourquoi le train n'est toujours pas commandé; il a laissé entendre qu'il ne voyait toujours pas beaucoup d'intérêt à une liaison rapide entre Bruxelles et La Haye. Pour de très nombreux politiciens néerlandais siégeant dans l'opposition, cette situation résulte clairement du désaccord entre les Pays-Bas et la Flandre sur la question du polder Hedwige. Peter Smit, échevin communal à La Haye, envisage même de saisir la Cour d'arbitrage internationale car il craint que sa ville se retrouve privée de liaisons ferroviaires internationales. Le service néerlandais du pilotage a, quant à lui, déjà saisi la Cour pour le non-versement de 9 millions d'euros pour services de pilotage dans l'embouchure de l'Escaut. Là encore, la remise sous eau du polder Hedwige est considérée comme un catalyseur.

La balance commerciale de la Flandre plonge dans le rouge

Fri, 01/27/2012 - 02:00
De Morgen

En dix ans, la balance commerciale de la Flandre est passée d'un excédent de 9,6 milliards d'euros en 2002 à un déficit de 12,5 milliards pour les dix premiers mois de 2011 seulement. Tant les importations que les exportations ont spectaculairement augmenté au cours de la dernière décennie, mais il apparaît clairement que les exportations n'ont pas connu une augmentation proportionnelle aux importations. Selon le patron des patrons flamands, Jo Libeer, la Flandre ne parvient pas à maintenir sa position concurrentielle vis-à-vis des BRIC et des nouveaux Etats membres de l'UE sur les marchés mondiaux. En outre, elle exporte principalement vers les pays voisins. Ce sont des facteurs auxquels sont également confrontés, par exemple, les Pays-Bas ou l'Allemagne, mais ces pays s'en sortent bien, affirme Libeer, qui voit deux raisons au fait que les exportations flamandes traînent la patte : sa spécialisation dans les produits semi-finis et le handicap salarial "qui a augmenté de 12% ces dix dernières années par rapport aux autres pays industrialisés." Libeer n'apprécie bien entendu pas l'indexation automatique des salaires, qui ne fait pour lui qu'aggraver le handicap.

Autre constatation évidente sur la base des chiffres de la Banque Nationale : la Wallonie s'en sort considérablement mieux que la Flandre. L'importation de pétrole et de gaz naturel pour toute la Belgique via les ports flamands est un élément important dans ce cadre. Les coûts énergétiques sont passés de 10 à 23 milliards d'euros entre 2002 et 2010 dans la balance commerciale flamande, ce qui y a substantiellement alourdi le poids des importations. Selon le parlementaire Groen Filip Watteuw, il ne faut pas non plus en surévaluer l'impact, étant donné que les coûts d'importation sont restés relativement stables depuis cinq ans sans que cela n'empêche la balance commerciale de continuer à se dégrader. Watteeuw a l'intention d'interpeller le Ministre-président Kris Peeters (CD&V) au sujet de ces chiffres; il estime que la Flandre doit se créer un profil industriel nettement plus affirmé et doit opter pour les secteurs d'avenir et durables.