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Revue de presse quotidienne

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Flanders Today
Updated: 14 min 20 sec ago

Les jeunes filles allochtones accèdent de plus en plus à l'université

Thu, 06/30/2011 - 04:00
De Morgen

Accéder à l'enseignement supérieur devient peu à peu plus évident pour les jeunes filles allochtones. L'Université de Hasselt, qui conserve depuis 2006 les chiffres du nombre d'étudiants allochtones, a vu leur nombre plus que doubler. Parmi les inscriptions de l'année universitaire 2009-2010, on comptait 6,3% de filles d'origine étrangère, Néerlandaises non comprises. Quatre ans plus tôt, elles n'étaient que 3 pour cent. Les jeunes filles allochtones ont même dépassé leurs congénères masculins, qui marquaient 5% en 2010, mais en étant partis de 3,6% quatre ans plus tôt. Les pourcentages de réussites des filles sont également plus élevés que ceux des garçons, bien qu'ils restent encore nettement moins bon que ceux de leurs congénères féminines autochtones.

Echec, retard dans l'apprentissage, parents ne connaissant pas le système d'enseignement ou la langue, les analyses sur les causes de ce retard existent. "Nous voyons aussi que les jeunes filles allochtones ont souvent des ambitions très modestes", explique la chercheuse Ilse Laurijssen, qui a étudié les parcours scolaires et professionnels de jeunes filles allochtones. "Elles choisissent une orientation qui correspond à ce qu'elles voient dans leur environnement, la puériculture par exemple. De très nombreuses jeunes filles commencent dans le secondaire professionnel. C'est seulement à 16 ou 17 ans qu'elles voient l'utilité d'un diplôme. Chez les filles qui suivent le secondaire général, l'ambition de poursuivre leurs études est plus présente car elles constatent que c'est une évidence pour leurs camarades de classe."

La deuxième et troisième génération ont désormais pris conscience de ces pièges, poursuit Laurijssen. "Ils veulent que leurs enfants aient une bonne éducation, les soutiennent et les encadrent. Les choses changent, mais seulement très lentement. Et les migrations liées au mariage sont un autre problème : un(e) partenaire qui ne connaît ni la langue ni le système scolaire ralentit le processus."

Le jardin de l'imaginaire s'est posé à Anvers

Thu, 06/30/2011 - 04:00
De Morgen

"De Zomer van Antwerpen" (l'Eté anversois) est de retour. Un drôle d'engin empli de plantes, qui semble surgi tout droit d'un livre de Jules Vernes, a atterri sur la Keyserlei. Le festival anversois, qui débutait jadis avec la parade de l'éléphant et des géants, a pris son départ officiel avec l'Expédition Botanique de la compagnie française de théâtre de rue La Machine. Ils sont arrivés du Groenland à bord de l'Aéroflorale II et ont atteri hier tôt le matin - un atterissage d'urgence sur la Keyserley à cause du mauvais temps. Dès que les conditions météorologiques le permettront, ils redécolleront pour rejoindre un emplacement moins animé. En tout cas, c'est l'histoire que raconte La Machine par le truchement de son "commandant de bord FD", François Delarozière. Celui-ci est l'inventeur de machines et engins bizarroïdes, comme l'éléphant de Royal de Luxe qui a captivé Anvers voici cinq ans, ou le Moulin carré qui tournait voici deux ans sur l'Astridplein.

L'imagination est lâchée. De très nombreux spectateurs attendaient impatiemment l'arrivée de l'Expédition Botanique. Heide Renier a même pris congé pour la circonstance. "L'Eté anversois parvient systématiquement à réveiller l'enfant qui est en moi. Mes enfants en étaient gênés." "Je pense qu'ils cherchent à propager un message", déclare Dietrich Schmickl. "Qu'ils veulent parler d'énergie verte et de l'importance de la biodiversité. Pour moi, c'est de l'art." Pour Delarozière, "chacun y voit son propre message. En cette époque où les carburants fossiles menacent de se raréfier, on peut considérer cela comme un plaidoyer pour l'énergie verte, mais si quelqu'un se contente de trouver que notre aéronef est un engin sympa, ce sera tout aussi légitime à mon sens."

Si prosaïque le concepteur soit-il, sa création n'en est pas moins poétique. C'est la poésie de l'inattendu, de la sensation de voir transformé un petit morceau de ville en univers onirique et nostalgique, bourré d'humour et d'absurde. Les compagnons de Delarozière, les "membres de l'expédition", adressent la parole à quiconque s'arrête, même fugitivement, pour lui parler de plantes carnivores et du froid mordant du Groenland.

 

Les ados flamands sont parmi les meilleurs du monde quand il s'agit d'utiliser un ordinateur

Wed, 06/29/2011 - 04:00
De Morgen

Les jeunes Flamands de 15 ans arrivent en quatrième position lorsqu'il s'agit d'utiliser un ordinateur. C'est le résultat qui ressort d'un test comparatif entre dix-neuf pays dans le cadre de l'étude internationale PISA, qui complète le classement pour les autres compétences publié en décembre. Seules la Corée, la Nouvelle-Zélande et l'Australie font mieux en matière de compétences numériques.

Quatre jeunes sur dix sont capables de collecter des informations à partir d'une multiplicité de sources complexes. Point remarquable, les filles font beaucoup mieux que les garçons dans les tests standard de lecture sur papier, mais cette différence s'amenuise (sans pour autant disparaître) lorsque les aptitudes à la lecture sont testées sur ordinateur.

Le fait est que les jeunes ne manquent pas d'entraînement. Neuf sur dix ont un ordinateur chez eux, et les trois quarts des jeunes qui n'en ont pas s'asseyent régulièrement devant un écran à l'école. Le temps que les jeunes passent face à l'ordinateur chez eux n'est d'ailleurs pas directement proportionnel à leurs prestations. Un utilisateur moyen fait un meilleur score en matière d'aptitudes numériques que quelqu'un qui ne peut pas se passer d'un clavier. Le ministre de l'Enseignement Pascal Smet (SP.A) est satisfait des résultats, mais souhaite encore renforcer le rôle de l'enseignement en matière de compétences liées aux TIC.

Le Flamand n'a guère envie de changer de travail

Wed, 06/29/2011 - 04:00
De Standaard

Parmi les employés flamands disposant d'une formation supérieure et âgés de 20 à 45 ans, 83% sont très satisfaits de leur poste et ne souhaitent pas en changer. Ces résultats ressortent d'un sondage effectué auprès de 2200 employés par la Hogeschool-Universiteit Brussel, pour le compte d'Insilencio, un spécialiste du marketing employeur. Selon Wim Demessemaekers, managing partner chez Insilencio, la satisfaction face au travail a sensiblement augmenté depuis que l'économie se rétablit. Durant l'année de crise 2009, elle n'était que de 58%.

"La crise économique a eu un effet négatif sur la satisfaction au travail. Les économies qu'ont dû faire les entreprises les ont empêchées de tenir leurs promesses. Les conditions de travail et le contenu des fonctions semblaient soudain moins attrayants. Mais avec la fin de la crise, les entreprises ont à nouveau des budgets pour investir dans leur personnel", explique Demessemaekers.

L'enquête démontre que cette satisfaction changeante a des conséquences pour la mobilité sur le marché du travail. Aujourd'hui, 8% à peine des employés (de 20 à 45 ans) disent vouloir changer de travail à court terme. En 2007 aussi, période de haute conjoncture économique et de satisfaction au travail élevée parmi les travailleurs flamands, la mobilité professionnelle était très basse (7%).

Nous nous heurtons donc à un des paradoxes du marché de l'emploi. En période de crise, la satisfaction au travail diminue et davantage de travailleurs sont tentés de changer de travail, mais ils se heurtent à une offre limitée. En période faste, où l'offre est importante, comme à présent, la plupart des travailleurs privilégient le confort de leur emploi actuel et ne veulent pas changer de travail. Pour les entreprises qui cherchent aujourd'hui à engager, le recrutement et l'embauche tiennent de la gageure. Créer une image de bon employeur ("employer branding") est dès lors incontournable. Une des raisons expliquant que les Flamands tiennent à leur emploi est qu'ils rechignent à investir le temps et l'énergie nécessaires pour postuler et se faire à leur nouvelle fonction. Autre raison : ils craignent que leur nouvel emploi ne soit pas meilleur que celui qu'ils occupent. Comme ils ne veulent pas prendre de risque, ils restent dans leur fonction. Enfin, le salaire joue aussi un rôle. La moitié des employés disent ne vouloir changer d'emploi que pour un salaire plus élevé. Seuls 7% affirment choisir le changement même si leur salaire baisse.

Didier Reynders et Bart De Wever animent l'International Club of Flanders

Wed, 06/29/2011 - 04:00
De Morgen

Si le fossé entre les libéraux francophones et les nationalistes flamands reste profond quand il s'agit de la réforme de l'Etat, les deux partis partagent de très nombreux points de vue sur le plan socio-économique. On a encore pu le constater à l'occasion d'une allocution du Vice-premier ministre MR Didier Reynders, présentée par le président de la N-VA Bart De Wever à l'International Club of Flanders à Gand, une assemblée d'hommes d'affaires flamands. Dans la partie réservée aux questions, au dessert, un homme d'affaires futé a demandé comment il se pouvait que deux politiciens restent si amicaux l'un envers l'autre alors que le MR est allié au parti radical francophone FDF de l'incendiaire Olivier Maingain. De Wever, qui a toujours insisté pour impliquer les libéraux tant francophones que flamands dans les négociations, refuse en effet de s'asseoir à la même table que Maingain, qui l'a accusé de négationnisme. Reynders n'exclut personne, contrairement à De Wever, et il le dit lui-même : "Je ne pose pas d'exclusives. Si je ne voulais plus m'asseoir à la même table que quelqu'un qui m'a vexé en tant que ministre des Finances, je ne pourrais plus parler avec personne." Reynders a finement laissé entendre que "sans Maingain, on n'est pas non plus parvenu à conclure un accord."

La proposition de Reynders pour un élargissement de Bruxelles aux deux Brabant (Flamand et Wallon), "une région de deux millions d'habitants", n'a rien pour enthousiasmer De Wever: "La solution n'est pas d'agrandir Bruxelles, mais de la gérer correctement. Elargir l'administration actuelle à un million de personnes en plus ne me semble pas une bonne idée." Donc, tant qu'il ne s'agit pas des escarmouches entre Flamands et francophones, De Wever et Reynders peuvent être de très bons amis. Le Vice-premier aime à souligner ces propres mérites dans cette approche : "Ma mission en tant qu'informateur a été un succès, j'ai fait remonter les libéraux à bord." Les propositions de réformes socio-économiques de Reynders ont plu au business club ainsi qu'à De Wever : un équilibre budgétaire en 2014 (un an plus tôt que prévu) si c'est possible, des coupes radicales dans les dépenses, une cure d'amaigrissement pour l'appareil de l'Etat, une augmentation de l'âge de la retraite, des allocations de chômage dégressives, moins de charges sur le travail. Et l'autonomie fiscale pour les entités fédérées. Selon Reynders, il est parfaitement possible de convaincre tous les partis flamands de se ranger derrière ses propositions. De Wever fait allusion à la note du formateur Di Rupo qui ne va pas tarder, mais dit ne guère croire en une solution. Reynders montre à nouveau pourquoi De Wever l'a présenté comme un "maître de l'humour cynique" quand il loue les mérites du gouvernement wallon (dont son parti ne fait par ailleurs pas partie) : "J'entends dire que le Plan Marshall (plan wallon de relance économique) fonctionne à merveille. Plus d'investissements, plus de revenus. Il n'y a aucune raison d'avoir peur de compétences supplémentaires (pour les régions, réd.), au contraire. Dans quelques années, peut-être que les Wallons paieront trop de transferts vers la Flandre".

Van Hool remporte un contrat record aux USA

Tue, 06/28/2011 - 04:00
De Tijd

Le constructeur d'autobus belge Van Hool vient de conclure un accord avec l'entreprise écossaise notée en bourse Stagecoach pour la fourniture de 140 bus à deux niveaux sur le marché américain. Le client final est Coach USA, une filiale de Stagecoach, qui exploite des lignes de bus entre de grandes villes de la Côte Est comme New York, Philadelphie et Chicago. Ces "double deckers" sont une première pour le marché américain. Le constructeur de Koningshooikt (Anvers) est le premier qui soit parvenu à répondre exhaustivement aux strictes règles américaines en matière de transport autoroutier. Ces véhicules peuvent emporter 81 personnes au lieu des 57 habituelles. Ce contrat est le plus gros que le groupe ait jamais signé avec un acteur privé. C'est crucial pour Van Hool aux USA, car depuis la politique "Buy American" de l'administration Obama, le constructeur belge est hors jeu pour les marchés concernant des transports en commun en zone urbaine.

Le contrat portant sur les 60 premiers véhicules a été signé hier, dans le cadre de la mission économique belge menée par le Prince Philippe, qui s'est rendue à Washington après New York. Quatre-vingt autres exemplaires doivent suivre, mais ce marché est lui aussi pratiquement conclu, comme le signale Filip Van Hool. L'ensemble du contrat pèse 86 millions de dollars (60,5 millions d'euros), et pourrait selon Van Hool atteindre les 100 millions avant la fin de l'année. "Les transport en bus entre les grandes villes américaines, surtout sur la Côte Est, se portent très bien", commente Van Hool. "Ils sont très appréciés par les jeunes à qui ils offrent un moyen de transport rapide, comfortable et bon marché pour aller, par exemple, de New York à Washington."

Van Hool est très actif sur le marché américain depuis 1987 grâce à un partenariat avec le distributeur ABC dont il détient 35%. Avec les 140 nouveaux bus, Van Hool fait rouler quelque 8000 véhicules sur le sol américain. Les bus seront entièrement produits en Belgique, mais Van Hool ignore combien de temps cela pourra encore durer. Les charges salariales élevées lui pèsent et il n'exclut plus de délocaliser une partie de la production à l'étranger. "Nous avons fait l'étude avec notre congénère Jonckheere aux Pays-Bas, et les coûts sont supérieurs d'environ 15% dans notre pays", explique Van Hool.

Moody's à la fois élogieuse et critique envers la Belgique

Tue, 06/28/2011 - 04:00
De Standaard

Dans l'analyse annuelle de l'agence de notation Moody's, la Belgique conserve son rating Aa1, avec des perspectives stables. Mais le spécialiste en évaluation de crédit signale que notre note pourrait subir des pressions à la baisse si l'impasse politique n'est pas rapidement résolue. La Belgique doit son Aa1 à son "économie avancée et diversifiée", qui va de pair avec un "climat institutionnel bien développé" pour contribuer à maintenir la dette publique à un niveau remboursable. Bien entendu, le fait que la Belgique soit un des Etats les plus prospères d'Europe et un créditeur international qui respecte scrupuleusement ses engagements financiers importe tout autant. En outre, l'économie belge n'est sujette qu'à de légers déséquilibres et accuse une croissance plus soutenue que la moyenne de la zone euro. Les perspectives stables sont basées sur le fait que Moody's prévoit que le niveau de la dette publique - le ratio entre la dette et le PIB - cessera d'augmenter dans les deux ans.

Mais l'agence de notation avertit aussi des tensions politiques entre Flandre et Wallonie. "Même si ce n'est pas notre scénario de base, il se peut que la crédibilité de la Belgique soit mise sous pression si l'impasse politique actuelle ne trouve pas bientôt une solution. C'est seulement à cette condition qu'un cadre politique à long terme pour la consolidation fiscale et les réformes économiques pourra voir le jour." Le jugement de Moody's a déjà été incité le Premier ministre Yves leterme (CD&V) et son collègue des Finances Didier Reynders (MR) à l'action : ils ont rencontré hier à Londres de grands investisseurs pour leur expliquer la situation économique et politique de la Belgique. Dans l'après-midi, ils se sont également rendus à la rédaction du Financial Times et chez les agences de notation Standard & Poor's et Fitch.

 

Schauvliege veut réduire les droits de succession sur les oeuvres d'art inscrites à la "liste des pièces majeures"

Tue, 06/28/2011 - 04:00
De Tijd

C'est aujourd'hui que le Musée des Beaux-Arts de Gand accueille l'oeuvre "Les Bains à Ostende" du peintre ostendais James Ensor, que la Communauté Flamande a racheté le mois dernier à un collectionneur privé pour 1,33 million d'euros. L'oeuvre, qui date de 1890 et mesure 37,5 x 54,4 cm, est destinée au Musée des Beaux-Arts d'Anvers, qui possède la plus grande collection Ensor au monde. Mais comme ce musée restera fermé pour transformations jusqu'en 2017, "Les Bains à Ostende" a été prêtés pour 5 ans au Musée des Beaux-Arts de Gand.

Le tableau figure depuis 2007 sur la "liste des chefs-d'oeuvre" de la Communauté Flamande, qui  compte au total 330 pièces ainsi que 20 collections d'art et de patrimoine archéologique que la Flandre souhaite empêcher de partir pour l'étranger. Elle ne peut toutefois fournir aucune garantie, et son intention n'est pas d'acheter tous les articles de cette liste; mais elle voudrait néanmoins les empêcher de quitter la Flandre. Pour encourager ce projet, la ministre flamande de la Culture Joke Schauvliege (CD&V) prévoit un projet de décret visant à exempter partiellement ou entièrement ces oeuvres de droits de succession. Le vote devrait intervenir plus tard dans l'année. "L'esprit de l'initiative est que les propriétaires d'oeuvres seront moins enclins à vendre un objet dont ils auraient hérité s'ils ne doivent pas payer de droits de succession. L'exemption serait plus importante si l'oeuvre est accessible au public. La condition pour cette exemption est toutefois que le propriétaire s'engage à conserver l'oeuvre en Flandre pendant dix ans.

Outre cette top list, il existe aussi un décret "Pièces Majeures" qui est entré en vigueur en 2003 et qui donne un cadre juridique à la conservation de l'art flamand en Flandre. Concrètement, cela signifie que les oeuvres reprises sur la liste des chefs-d'oeuvre ne peuvent quitter la Flandre sans une autorisation de l'administration. Celle-ci a aussi un droit de préemption lorsqu'une des oeuvres de la liste est mise en vente. La procédure administrative forme obstacle, car le propriétaire souhaite bien entendu vendre au meilleur prix, peut-être à u prix plus élevé que ce que la Communauté Flamande peut offrir, surtout en période de crise et d'économies. "Le décret stipule qu'une oeuvre doit suivre le prix du marché international en vigueur", explique Hans Feys du service Patrimoine - Pièces Majeures. "Mais quel est le prix du marché pour une oeuvre d'art ? Dans la pratique, cela signifie que le propriétaire et les pouvoirs publics désignent chacun un expert. Si ceux-ci ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le prix, un troisième expert est nommé, pour faire office de commision d'arbitrage et trancher."Le décret sur les pièces majeures a vu le jour suite au tumulte qu'a provoqué en 1987 la vente du chef-d'oeuvre d'Ensor "l'Entrée du Christ à Bruxelles" au Getty Museum de Los Angeles, à laquelle les pouvoirs publics restaient impuissants.

Peeters invite les Premiers ministres étrangers

Mon, 06/27/2011 - 04:00
De Morgen Telex

Le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) se trouve actuellement à New York, où il participe avec le Premier ministre fédéral Yves Leterme (CD&V) ainsi que d'autres ministres fédéraux à la mission commerciale aux USA dirigée par le Prince Philippe. C'est donc une mission battant pavillon belge, ce qui n'empêchera pas Peeters de poser un maximum de touches flamandes. Il voudrait d'ailleurs aller encore plus loin dans l'avenir. En effet, selon Peeters, l'heure est venue de recevoir, en tant que chef du gouvernement flamand, non pas seulement des collègues d'autres régions, mais aussi les Premiers ministres d'autres pays. "Normalement, un chef d'Etat ou de gouvernement est toujours reçu par le Premier ministre. Hé bien, dans l'avenir, s'il s'agit de compétences flamandes, le Ministre-président de Flandre fera la même chose. Le temps où les entités fédérées n'arrivaient qu'en deuxième ou troisième position est définitivement révolu", a déclaré Peeters à New York. Le Ministre-président tient d'ailleurs déjà sa première "rencontre au sommet" : le 4 juillet, le Ministre-président néerlandais Mark Rutte descendra spécialement en Flandre pour rencontrer Peeters. Le Premier luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a lui aussi déjà répondu positivement à une invitation de la Flandre. "On présume trop vite que le Ministre-président flamand ne reçoit que les chefs de gouvernement de régions comme la Catalogne, et qu'il ne s'agit souvent que de se tenir mutuellement au courant des compétences que détient ou non la région. C'est important, mais je veux y ajouter quelque chose."

Pourtant, Peeters ne veut pas couper l'herbe sous le pied du fédéral. "Ce que je veux faire apporte une valeur ajoutée et est complémentaire avec la politique étrangère fédérale. Au niveau fédéral, personne n'a de raison d'être nerveux. Je ne vais pas organiser des conversations au sujet de compétences que je n'ai pas. Cela se fera par étapes." Peeters ne s'est pas concerté sur la question avec Leterme. "Ce n'est pas nécessaire, puisu'il s'agit de mes compétences. Quand le Premier fédéral lance une invitation, il n'a pas à me consulter non plus", rétorque-t-il. Hier, Yves Leterme n'a pas souhaité réagir aux ambitions internationales de Peeters.

Brasser la bière, un patrimoine culturel

Mon, 06/27/2011 - 04:00
De Standaard

La ministre flamande de la Culture Joke Schauvliege (CD&V) a ajouté sept nouveaux dossiers à l'inventaire flamand pour le patrimoine culturel immatériel. Il s'agit des Kroningsfeesten (Fêtes du Couronnement) de Tongres, qui ont lieu tous les sept ans avec leur quatre processions, de la cérémonie du Last Post à Ypres, le dernier salut aux soldats tués durant la Première Guerre mondiale, qui a lieu chaque jour à la Porte de Menin. La liste comprend aussi le sport populaire des "cris de coq", la culture belge de la bière, la culture flamande des carillons, l'art de la dentelle en Flandre et l'Ommegang de Hegge, une procession de Campine qui a lieu tous les 25 ans le dimanche suivant le Jour du Sacrement et qui commémore le miracle du Hegge en 1412. Cette reconnaissance n'a aucune implication financière, en revanche elle crée un certain prestige. C'est aussi un tremplin vers une possible reconnaissance par l'Unesco en tant que patrimoine de l'humanité. La liste de l'Unesco contient déjà dix-neuf exemples de patrimoine immatériel, comme la Procession du Saint-Sang à Bruges, le Carnaval d'Alost, la Fête des Craquelins à Grammont et l'Ommegang du Ros Beriaard à Dendermonde.

 

Les partis flamands souhaitent un accord avant l'été

Mon, 06/27/2011 - 04:00
Metro

L'espoir que le formateur Elio Di Rupo (PS) puisse mettre un gouvernement sur pied avant l'été est particulièrement maigre, et pourtant, les présidents de parti flamands sont d'accord pour dire qu'il ne faut pas prolonger les négociations au-delà des congés parlementaires, après quoi les élections communales de 2012 seront bien trop proches pour pouvoir encore négocier efficacement. "Je ne vois aucun parti francophone faire des concessions sur Bruxelles-Halle-Vilvorde s'il doit déposer des listes électorales dix mois plus tard", confiait hier le président de la N-VA Bart De Wever dans le débat présidentiel de l'émission De Zevende Dag. De Wever s'est montré relativement pessimiste. "La campagne n'a pas encore commencé, mais les préparatifs sont déjà en cours", a constaté le président du CD&V Wouter Beke à son tour. Le fait qu'il n'y ait toujours pas de gouvernement confère de plus en plus de pouvoir au parlement. "Pour l'instant, le gouvernement n'a pas beaucoup de force de frappe, mais le parlement fait bien son travail", a estimé la présidente du SP.A Caroline Gennez. Les libéraux veulent mettre la situation à profit pour réformer les pensions. Le SP.A est lui aussi prêt à y travailler, a mentionné Gennez.

Pour la poursuite des négociations, les partis regardent surtout dans la direction du président du MR Charles Michel, qui devrait permettre une percée. Le FDF radical francophone est allié aux libéraux francophones du MR. Pour l'instant, on ne sait pas très bien ce que ceux-ci ont l'intention de faire du FDF, dont le président Olivier Maingain a eu des mots très durs envers Bart De Wever la semaine dernière, après quoi ce dernier a affirmé qu'il n'était plus disposé à s'asseoir à la même table que le FDF. Les partis flamands de gauche Groen! et SP.A, que la N-VA nationaliste flamande veut tenir en-dehors des négociations gouvernementales, insinuaient hier qu'il n'était pas malin de la part de la N-VA d'inviter à la table des négociations le MR, dont le FDF fait partie. "Vous les avez voulus, vous les avez eus", a commenté le président de Groen! Wouter Van Besien, pour qui Maigain est "un peu le Vic Van Aelst (membre de la N-VA connu pour ses provocations constantes envers les francophones) du MR".

 

Un plan pour les églises flamandes

Sat, 06/25/2011 - 04:00
Het Belang van Limburg

Les autorités ecclésiastiques et les communes doivent établir des plans clairs concernant le sort des églises paroissiales flamandes. Le ministre flamand du Patrimoine immobilier Geert Bourgeois (N-VA) a préparé une note conceptuelle à cet effet. La Flandre compte 1792 églises paroissiales. En 2009, les communes flamandes ont payé 41 millions d'euros de subventions d'exploitation aux fabriques d'église et 34 millions d'euros de subventions à l'investissement. La gestion et l'entretien des églises dans les communes est aux mains de ces fabriques d'église, mais seule une sur cinq est autosuffisante et ce sont les administrations communales qui comblent les déficits. Les travaux de restauration des églises, principalement, sont un important poste de coût, tandis que la fréquentation des églises en Flandre est devenue très faible. Une étude de 2010 révèle que seuls 5,4% des Flamands âgés de 5 à 69 ans se rendent encore à la messe dominicale.

"Beaucoup d'églises sont vides, et par conséquent désaffectées, ce qui provoque négligence et détériorations. Les frais d'entretien et de rénovations se font dès lors plus fréquents, et tant les fabriques d'église que les administrations locales ont de plus en plus de mal à en supporter les coûts. C'est pourquoi j'estime que les autorités ecclésiastiques et les communes doivent faire des plans clairs pour décider du sort des églises paroissiales en Flandre", explique le ministre flamand du Patrimoine immobilier Geert Bourgeois (N-VA). Sur une proposition de sa part, le gouvernement a approuvé vendredi la note conceptuelle sur l'avenir des églises paroissiales flamandes.

"Les églises pour lesquelles il n'y a pas de vision d'avenir ne recevront plus de primes de la Flandre", poursuit le ministre, qui veut ainsi stimuler les affectations secondaires et réaffectations des églises en Flandre. "La réaffectation peut offrir une solution. En Belgique et à l'étranger, on trouve des exemples d'églises transformées en bibliothèques, hôtels, etc. Je n'exclus donc pas qu'une série d'églises disparaissent, surtout dans les zones rurales."

Un petit pactole pour attirer les chercheurs en Flandre

Fri, 06/24/2011 - 04:00
De Tijd

Dans le cadre du programme Odysseus, grâce auquel le gouvernement veut convaincre des scientifiques de pointe à l'étranger de retourner en Flandre, six professeurs d'université internationalement reconnus ont été sélectionnés (groupe I). En outre, huit chercheurs un peu plus jeunes dont les congénères les plus brillants estiment qu'ils ont un haut potentiel vont s'y ajouter (groupe II). Ils ont été accueillis par la ministre des Sciences Ingrid Lieten (SP.A) avec des pralines et un album photo sur la Flandre.

Les professeurs du groupe I auront des budgets allant de 2,8 à 7,5 millions d'euros pour cinq ans, qui leur permettront de payer du matériel et une équipe de chercheurs post-doctorat. Pour le groupe II, les budgets iront de 575.000 à 976.000 euros. Ces montants résistent bien à la comparaison avec des programmes similaires dans d'autres pays, confirment le Fonds pour la Recherche Scientifique (FWO) et quelques scientifiques. L'argent et la durée (5 ans), qui offre la stabilité et permet de mener des projets de recherche à long terme, sont des arguments de poids, mais pas les seuls. En matière de salaire, payé par l'université, les institutions flamandes sont tenues à des barèmes et ne peuvent pas rivaliser avec ce qu'un professeur gagne par exemple aux Etats-Unis. Heureusement, la réputation de nos institutions entre également en jeu. "La recherche flamande est dynamique. Je me retrouve ici dans un environnement où mes propres recherches se connectent à du travail de haut niveau réalisé par d'autres", affirme le psychologue néerlandais Cornelis Van Leeuwen, qui revient du Japon.

Des professeurs belges comme Frank Verstraete (physique quantique, Université de Gand), qui rentre de Vienne, et Thomas Hertog (physique, Université de Leuven) sont séduits par le programme. Verstraete y voit une nouvelle phase dans sa carrière universitaire. "Les dix ou quinze première années, on se fait connaître, on construit son réseau et on s'attache aux principaux défis de sa branche, estime Verstraete, qui ne tarit pas d'éloge quant au niveau et à la motivation des doctorants belges. Thomas Hertog approuve : "Je suis prêt à créer un centre ici et, je l'espère, à inspirer une nouvelle génération en Flandre."

Dans la première période (2006-2010), 7 à 8% du budget du FWO est allé à Odysseus. Le Fonds gère environ la moitié du budget flamand pour la recherche scientifique, qui couvre à peu près 45% des ressources flamandes affectées à la science. Le reste va à la recherche appliquée. De par la nature de la recherche fondamentale, il est difficile de dire à combien s'élèvent aujourd'hui les retours concrets. "Un bon signal est que 25 des 28 chercheurs de la première levée travaillent toujours en Flandre", conclut Elisabeth Monard, la secrétaire-générale du FWO.

Une fusion donne naissance à une grande école flamande d'art et d'architecture

Fri, 06/24/2011 - 04:00
De Morgen

Cinq formations supérieures flamandes d'art et d'architecture renommées fusionneront dès la prochaine année universitaire pour former une seule haute école spécialisée. La nouvelle institution occupera six campus à Bruxelles, Gand et Louvain. La fusion concernera la Haute Ecole Sint-Lukas Brussel et les quatre instituts de la Hogeschool voor Wetenschap & Kunst (Ecole supérieure pour la Science et l'Art), à savoir le réputé Lemmensinstituut (musique, Leuven), le Narafi (cinéma, tv, vidéo et photographie, Bruxelles), Sint-Lucas Architecture (Bruxelles, Gand) et Sint-Lucas Arts Plastiques (Gand). Ces institutions faisaient toutes partie de l'Association KU Leuven. La haute école unifiée offrira 30 formations à 3800 étudiants. "En automne, cette nouvelle Haute Ecole pour la Science et l'Art sera rebaptisée afin de souligner ses ambitions", explique la chargée de communication Nadia Koeck. "L'offre de formations rassemblera une vaste gamme de disciplines artistiques et architecturales au sein d'une seule haute école. Les étudiants pourront s'y inscrire pour le cinéma, la photographie, la musique, le théâtre, les arts audiovisuels et graphiques mais aussi pour le design graphique, l'architecture d'intérieur, l'architecture et l'urbanisme." L'école proposera indifféremment des formations universitaires et des baccalauréats professionnels, ainsi que deux mastères internationaux. Elle entend se profiler "au niveau national et international comme une institution de pointe pour les talents créatifs."

La fusion est planifiée de façon concrète depuis deux ans, et elle a reçu le soutien plein et entier du ministre de l'Enseignement", commente Maria De Smet, qui sera la nouvelle directrice générale de la haute école. La fusion a été validée rapidement car le Parlement flamand venait d'approuver une nécessaire modification du décret 21 sur l'enseignement. "L'objectif est de créer une communauté intégrée mêlant enseignement et recherche, par et pour les artistes et architectes", poursuit De Smet. "Celle-ci doit refléter la diversité et le caractère hybride de l'univers artistique dans l'enseignement supérieur." Aucun campus ni formation n'a été supprimé; en revanche, ils ont été mieux harmonisés entre eux pour éviter les recouvrements. L'accent continue à être mis sur l'enseignement individualisé. Les étudiants pourront modifier leur trajet beaucoup plus facilement, et par exemple suivre une partie de la formation à Gand pour aller ensuite à Bruxelles et vice versa.

Pendant ce temps, les écoles ont déjà harmonisé leur comité de direction et conseil d'administration. Un budget commun pour 2012 sera établi avant l'an prochain, et dès la prochaine année universitaire, les preuves d'admission artistiques seront organisées en commun. Il y aura également une formation intégrée des enseignants. En 2013-2014, les formations architecturales universitaires de la haute école seront intégrées à l'Université de Leuven.

Davantage de plus de 55 ans au travail en Flandre

Fri, 06/24/2011 - 04:00
De Tijd

Le Bureau du Plan estime qu'entre 2010 et 2016, l'économie flamande croîtra à peine plus vite qu'en Wallonie et à Bruxelles. La Flandre peut compter sur une croissance annuelle moyenne de 2,2%, Bruxelles et la Wallonie atteindront 2,1%. Cette année, l'économie flamande devrait encore croître plus vite que dans les deux autres régions du pays : 2,3% contre 2,1% pour Bruxelles et 1,9% pour la Wallonie. "Cela démontre qu'en 2011, la Flandre est le principal moteur de croissance de la Belgique", interprète le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V).

Selon le Bureau du Plan et les services régionaux d'étude en Flandre, 160.000 emplois supplémentaires devraient apparaître d'ici 2016. A ce rythme, la croissance de l'emploi en Flandre atteindra 1% par an sur cette période, soit environ 26.000 emplois. Une bonne nouvelle est qu'en dépit de la crise, le nombre de plus de 55 ans au travail a augmenté en 2010, comme le signale le département flamand pour le Travail et l'Economie sociale. En 2010, le taux d'occupation des plus de 55 ans était de 38,2%, soit 2,4% de plus qu'en 2009. D'autres groupes vulnérables ont en revanche régressé : le taux d'emploi parmi les non-ressortissants européens a baissé de 2,5% pour retomber à 44,4%, celui des handicapés au travail de 4% pour atteindre 33,5%. Le taux d'emploi global a augmenté de 0,6% en 2010 pour se chiffrer à 72,1%.

Le Holding Communal obtient le soutien des régions

Thu, 06/23/2011 - 04:00
De Tijd

Hier, les gouvernements flamand, wallon et bruxellois sont arrivés à un accord de principe sur la prolongation et l'augmentation, sous conditions, des garanties liées aux prêts du Holding Communal, deuxième plus gros actionnaire (14,1%) du bancassureur belge Dexia. Les chefs de gouvernement se sont réunis à cette fin hier pour un lunch à l'Hôtel Errera, le logement de fonction du Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V).  A la fin du mois, les garanties dont le Holding Communal a besoin pour pouvoir couvrir les prêts viendront à échéance. Ces garanties s'élèvent encore à 125 millions d'euros, répartis sur les trois régions, mais le Holding demande de les augmenter, sans doute jusqu'à 450 millions d'euros, même si ce montant n'est pas encore fixé. La Flandre prendrait la moitié de ce chiffre à sa charge, contre 35% pour la Wallonie et 15% pour Bruxelles. La demande de garanties plus élevées découle du cours boursier de Dexia, chroniquement faible. En pleine crise, le Holding Communal a dû contracter des prêts pour soutenir Dexia, et a mis des actifs (principalement des actions Dexia) en couverture. Mais aujourd'hui, suite à la dévaluation du cours, ces actions valent beaucoup moins, et c'est pourquoi il faudrait augmenter la garantie qu'offrent les pouvoirs publics. Les actions Dexia figurent dans les livres du Holding pour une valeur moyenne de 8,26 euros, mais  le cours de l'action a baissé jusqu'à 2,18 euros. En outre, le Holding supporte une lourde charge de dette (1,7 milliard) dont 500 millions doivent être libérés dans l'année.

A l'heure actuelle, on ne sait pas encore jusqu'où les garanties seront prolongées. Francis Vermeiren, le président du Holding, est pratiquement certain qu'il s'agira d'une prolongation de six mois. Dans ce laps de temps, le Holding devra trouver une solution structurelle à ses problèmes. Le gouvernement flamand ne se sent pas trop à l'aise face au risque qu'impliquent les garanties. Si le Holding Communal est incapable de remplir ses engagements, ce seront les régions qui devront rembourser les prêts. C'est la raison pour laquelle elles lient l'attribution de garanties à des conditions très strictes. Elles exigent une rémunération de 3,8% au lieu du 1% actuel et la présence d'un commissaire jouissant du droit de veto dans le conseil d'administration du Holding, au lieu des actuels délégués. Enfin, elles veulent aussi un droit de préemption lorsque le holding vend des actifs, et refusent que le Holding verse des dividendes à ses actionnaires (les communes) cette année. Les régions ont aussi demandé à la banque d'affaires Leonardo d'élaborer quelques pistes de sauvetage durables pour septembre. Mais c'est seulement la semaine prochaine que sera prise la décision concernant le montant et la durée de la garantie.

Derrière le Polder Hedwige, l'écluse de Terneuzen

Thu, 06/23/2011 - 04:00
De Standaard

Le gouvernement néerlandais s'est attiré la colère des Flamands car il refuse d'inonder le Polder Hedwige. Ce faisant, il contrevient aux Traités de l'Escaut passés entre la Flandre et les Pays-Bas, qui stipulent qu'en compensation de la perte d'un territoire naturel précieux suite à l'approfondissement de l'Escaut, les Pays-Bas doivent inonder le Polder Hedwige, situé en Zélande, même si cette "dépoldérisation" est très difficile à digérer pour les Zélandais. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte (VVD) est contraint, car il avait conclu un accord avec le chef de l'opposition à cette dépoldérisation Ad Koppejan (CDA, parti au pouvoir) parce qu'il avait besoin de sa voix pour que son cabinet minoritaire accède à une majorité au sénat. Le journal néerlandais NRC Handelsblad a consacré hier toute sa une à un interview avec le Ministre-président Kris Peeters (CD&V) sur ce revirement néerlandais. Peeters a soufflé le chaud et le froid. "Le gouvernement néerlandais devrait se demander ce qui est en jeu : la relation avec la Flandre, ainsi qu'avec l'Europe; et pas seulement dans ce dossier" a déclaré le Ministre-président, ajoutant toutefois : "Je sais que le gouvernement néerlandais est doublement toléré, et je comprends très bien dans quelle position délicate il se trouve. Je ne veux pas mettre de l'huile sur le feu."

Pour l'instant, aucune démarche judiciaire ne sera entreprise pour contraindre les Pays-Bas à respecter les traités. Peeters l'a répété hier au Parlement flamand, où le Ministre-président a également soufflé le chaud et le froid. "Si les Pays-Bas empruntent une voie qui ne plaît pas à la Flandre, le gouvernement n'hésitera pas à aller en justice." Il n'y a encore eu aucun contact officiel entre Peeters et le secrétaire d'Etat néerlandais à l'Agriculture, le démocrate-chrétien Henk Bleker. Peeters estime que les Pays-Bas doivent d'abord convaincre la Commission Européenne et les associations de défense de la nature avant de faire de même avec le gouvernement flamand. "Et non l'inverse", précise Peeters. Quoi qu'il en soit, les associations de défense de la nature ne se laissent pas amadouer. Hier, l'association Vogelbescherming Nederland, qui défend les oiseaux, a saisi un tribunal pour obliger l'Etat à rendre rapidement le Polder Hedwige à la nature. En outre, Peeters s'efforce de lier le dossier à celui de la construction d'une écluse maritime à Terneuzen. Les Pays-Bas et la Flandre s'accordent pour dire qu'il faut la construire, mais le prix et la répartition des coûts font encore l'objet de négociations. Le port flamand de Gand veut en effet une écluse plus profonde que les ports néerlandais de Terneuzen et Flessingue. Du côté flamand, les négociations sur l'écluse sont menées par Wivina Demeester (CD&V), qui déclare : "Jusqu'à présent, je n'ai encore vu aucun indice de mise en relation des deux dossiers, mais je reste sur le qui-vive. Je repose la question à chaque fois que nous nous rencontrons."

L'Agneau Mystique en sécurité dans une cage de verre pendant sa restauration au couvent Caermer

Thu, 06/23/2011 - 04:00
De Morgen

L'Agneau Mystique, le célébrissime polyptique des frères Hubert et Jan Van Eyck, sera restauré en toute sécurité dans une cage en verre au couvent Caermers (Gand). Selon le député provincial Jozef Dauwe (CD&V), la province de Flandre Orientale prendra une décision formelle à ce sujet dans les tout prochains jours.

L'Agneau Mystique a été commencé par Hubert Van Eyck, mais celui-ci est décédé en 1426; c'est son frère Jan qui a poursuivi son travail et a parachevé en 1432 ce que l'on considère unanimement comme un chef-d'oeuvre des Primitifs flamands. Depuis 1986, le retable est exposé dans la chapelle baptismale - soigneusement sécurisée - de la Cathédrale Saint-Bavon à Gand. L'oeuvre des frères Van Eyck est réalisée à la peinture à l'huile sur panneaux de chêne; elle attire chaque année entre 150.000 et 200.000 visiteurs.

"C'est précisément pour donner aux visiteurs la chance de voir l'oeuvre pendant les travaux de restauration qui vont durer cinq ans que nous cherchions un endroit sûr", explique Dauwe. "Il devait avoir une superficie minimale de 150 m² et laisser entrer suffisamment de lumière naturelle."

Une commission consultative a suggéré de construire une cage en verre blindé dans le choeur du couvent. Pendant les travaux, une partie du retable restera toutefois dans la cathédrale. Les travaux pourraient commencer dès novembre, pour un coût d'un demi-million d'euros subsidié à 80% par la Région Flamande et la Communauté Flamande. On cherche encore un sponsor pour les 20% restants.

En 1934, deux panneaux de l'oeuvre ont été volés. L'un a été restitué et l'autre, qui représentait "les juges équitables", n'a jamais été retrouvé et a été remplacé par une copie.

Anvers convertit Petroleum-Zuid en site durable pour entreprises

Wed, 06/22/2011 - 04:00
De Morgen

A l'occasion d'une conférence de presse, la ville d'Anvers a annoncé que le site durable Blue Gate Antwerp surgira dès 2013 sur les terrains pollués de l'ancien port pétrolier Petroleum-Zuid, au sud de la ville. Le site offrira de l'espace pour 1500 à 2000 emplois, tous niveaux de formation confondus. Avec sa superficie de 113 hectares, le terrain de Blue Gate Antwerp se trouve à 3 kilomètres à peine du centre d'Anvers, avec des connexions pour les transports en commun et la navigation intérieure.

Il reste à assainir le terrain suite à la pollution des sols causée par l'ancien site pétrolier, et le bilan hydraulique laisse encore à désirer. Le coût du projet n'est pas encore connu avec précision, mais les initiateurs chercheront un partenaire privé dès que ce sera le cas.

Blue Gate Antwerp vise expressément l'éco-efficacité et veut placer la barre assez haut pour les entreprises intéressées, dont les premières sont attendues en 2013. La ville espère les attirer à l'international et donner ainsi à Anvers un profil économique de précurseur. Les entreprises qui sont encore actives sur le site verront leur concession expirer en 2035 et devront déménager ou se reconvertir. En revanche, le terminal pétrolier et les canalisations aériennes garderont une place sur le terrain au titre de patrimoine.

Peeters lance une table ronde de l'industrie aéronautique flamande

Wed, 06/22/2011 - 04:00
De Tijd

A l'occasion de sa visite au salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, le Ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a annoncé qu'il organiserait bientôt une conférence-table ronde pour le secteur aéronautique flamand. "Nous avons inclus l'aéronautique dans notre livre blanc pour la politique industrielle", a déclaré Peeters. Pour rassembler toutes ses questions, le secteur aura également son point de contact au sein de l'administration flamande. Peeters attend les propositions du secteur, et notamment "une vision et une stratégie claires", a-t-il précisé au Bourget. Pour le Ministre-président flamand, la conférence pourrait se dérouler avant la fin de l'année.

"Nous voulons partir d'une politique ad hoc et voir une politique de continuité", affirme Guy Putman, le CEO de FLAG (Flemish Aerospace Group), l'organisme qui défend les intérêts de l'industrie aéronautique flamande. "Kris Peeters est le premier Ministre-président flamand qui nous rend visite deux fois de suite à un salon aéronautique. L'an dernier, c'était à Farnbourough, près de Londres. C'est bon signe."

Selon Peeters, l'industrie aéronautique flamande représente plus de 3000 emplois, un chiffre qui atteint les 13.000 si l'on inclut les activités apparentées. Par ailleurs, les entreprises belges exportent de plus en plus. En 2010, les exportations ont représenté un montant de 664 millions d'euros. "Ce chiffre a augmenté de 83% par rapport à deux ans plus tôt", calcule Peeters. Une partie importante de cette somme provient toutefois de grandes entreprises comme Asco Industries, Barco et Sabca Limburg plutôt que de PME.

Le stand de Belgian Aerospace au Bourget accueille une quinzaine d'entreprises flamandes. Les sociétés wallonnes et bruxelloises continuent à constituer une majorité avec des noms comme Sonaca, Sabca ou Techspace Aero. Cette semaine, le ministre de l'Entreprise Vincent Van Quickenborne (Open VLD), sa collègue des PME et des Indépendants Sabine Laruelle (MR), le secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe (CD&V) et le Ministre-président wallon Rudy Demotte (PS) se rendront eux aussi au Salon du Bourget.