Frank De Winne en orbite
Hier à 12h34 précises, la fusée Soyouz emportant le cosmonaute de l'ESA Frank De Winne et ses deux collègues Roman Romanenko et Robert Thirsk a été lancée avec succès du pas de tir de Baïkonour, d'où était aussi partis le premier Spoutnik en 1957 et Youri Gagarine en 1961. Pour l'astronautique belge, le voyage de De Winne sera légendaire : il est en effet le second astronaute belge, et le premier qui séjournera dans l'espace pendant si longtemps (six mois), tout en assumant le commandement de l'ISS pendant une partie de la mission. L'importance de cette participation belge était soulignée, hier, par la présence du Prince Philippe, ainsi que des ministres de la Défense CD&V Pieter De Crem et de la Politique scientifique Sabine Laruelle (MR). Pendant la dernière conférence de presse, le prince a transmis les salutations de la Belgique : "Nous sommes tous en pensée avec vous". Huit minutes et quarante secondes après le lancement, la fusée orbitait déjà autour de la terre à une vitesse de 28.000 km/h. Et bien que l'ISS ne soit qu'à 350 km d'altitude, il faudra une journée et demie pour que la capsule puisse s'arrimer à la station. Mais comme l'ISS orbite elle aussi à une vitesse de 28.000 km/h, il faut de très nombreuses manoeuvres pour s'y amarrer en toute sécurité. Jusqu'à demain les cosmonautes testeront aussi l'ensemble des appareillages de bord.
GM efface la dette d'Opel pour Magna
Dans les heures ou les jours qui viennent, General Motors demandera selon toute vraisemblabilité le concordat judiciaire. Une petite minorité des créanciers obligataires de GM a rejeté hier le plan d'assainissement proposé par Detroit, destiné à réduire la dette de 27,2 milliards de dollars du constructeur. Plus tôt le même jour, GM avait ramené ses usines européennes Opel et Vauxhall dans le sein de sa filiale européenne Adam Opel de manière à mettre les activités européennes à l'abri d'un accord judiciaire. Outre les usines, l'entreprise allemande hérite également de tous les brevets requis, et aucune dette américaine n'est transmise vers l'Europe.
Pour De Tijd, le groupe américain fait ainsi indirectement part de sa préférence pour une reprise d'Opel par un consortium sous la direction de Magna, le fabricant de pièces austro-canadien. Sur les quatre candidats repreneurs, c'est en effet le seul qui prévoit une participation significative de GM (35%). C'est la raison pour laquelle GM veut garder sa filiale européenne aussi saine que possible, car cela lui permettra d'avoir sa part des bénéfices escomptés. Selon le plan de Magna, GM conservera 35% de l'entreprise, une participation équivalente à celle de la banque russe Sberbank. Magna prendra 20% des actions, et les 10% restants iront aux travailleurs et, éventuellement, aux concessionnaires Opel européens. En exprimant indirectement sa préférence pour Magna, GM a aussi fait monter la pression sur le gouvernement allemand. Ce dernier fera part de ses propres préférences aujourd'hui.
Pas de plan de sauvetage détaillé pour Opel avant les élections allemandes en septembre
Les ministres des Affaires économiques des pays où se trouvent des usines Opel se rencontreront demain à Bruxelles afin de coordonner leurs actions et leurs plans. L'initiative provient de la Commission Européenne, après que le ministre-Président Kris Peeters et le Premier fédéral Herman Van Rompuy (tous deux CD&V) aient envoyé mardi une lettre acide à José-Manuel Barroso, Président de la Commission, pour dénoncer l'individualisme des gouvernements allemands.
Mais c'est le gouvernement d'Outre-Rhin qui est capable de fournir les garanties publiques et crédits d'urgence indispensables pour sauver Opel ces prochains mois. En effet, leur plan prévoit l'octroi de 1,5 milliard de crédits par les banques publiques afin de garder Opel opérationnelle au moins jusqu'aux élections allemandes du 27 septembre. Les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens au pouvoir préféreraient ne dévoiler les détails de l'inévitable restructuration d'Opel qu'après celles-ci.
L'avenir de l'usine Opel d'Anvers restera donc incertain pendant plusieurs mois encore. Le grand favori pour la reprise, Magna, a dit vouloir chercher d'autres constructeurs pour Opel Anvers s'il parvient à reprendre la marque. Ce n'est d'ailleurs pas le seul dossier automobile à l'agenda de Kris Peeters; en effet, celui-ci doit s'entrenir à Bruxelles au sujet de Volvo Cars avec la ministre suédoise de l'Economie Maud Olofsson. Le gouvernement flamand est disposé à fournir quelques centaines de millions en garanties de crédit à Volvo, tandis que Stockholm reste encore rétif pour l'instant.
Verhofstadt intervient dans la campagne de l'Open VLD
Guy Verhofstadt, tête de liste européenne pour l'Open VLD et homme politique flamand le plus populaire du moment, s'implique de plus en plus expressément dans la campagne flamande. Ces dernières semaines, il était plus souvent à l'étranger qu'ici, et sa présence est demeurée modeste jusqu'au débat européen avec Jean-Luc Dehaene à la VRT.
Il semble à présent que Verhofstadt se jette plus intensivement dans la bataille électorale. Il reste le numéro un incontesté de l'Open VLD, et si les libéraux veulent détrôner le CD&V de son rôle de premier parti flamand, un petit coup de pouce sera le bienvenu. C'est sans doute pourquoi Verhofstadt a proposé hier le volet flamand du plan de relance européen, en présence du président Bart Somers, du vice-ministre Président Dirk Van Mechelen et de la ministre de l'Economie Patricia Ceysens. Les libéraux flamands veulent injecter d'ici 2013 4 milliards d'euros dans les secteurs pourvoyeurs de jobs d'avenir, sans que cela ne coûte rien au contribuable flamand. Sur le marché des capitaux, la demande d'investissements sûrs (obligations) est forte. Si la Flandre en émet, cela permettra selon Verhofstadt de payer le plan.
Celui-ci contient cinq propositions principales, dont l'investissement dans des énergies renouvelables. L'Open VLD invite les citoyens à investir dans la production énergétique par le biais de panneaux solaires, d'éoliennes ou de petites installations pour le traitement de la biomasse. L'Open VLD veut aussi investir dans le trafic routier intelligent, ainsi que dans la fibre optique pour mettre en place un réseau internet rapide.
Le SP.A perd des électeurs à gauche
Les socialistes flamands du SP.A font face à une forte concurrence sur leur propre terrain, à cause des écologistes de Groen!. Sa présidente, Mieke Vogels, rayonne de confiance, d'autant que son équivalent francophone, Ecolo, est bien parti pour devenir la troisième formation wallonne - voire damer le pion au PS et au MR. Groen! tire d'ailleurs plutôt bien son épingle du jeu, car les problématiques environnementales ont le vent en poupe auprès des électeurs. Vogels a donné toute la mesure de sa confiance hier en s'attaquant de front à l'Open VLD, lorsqu'elle a menacé de ne pas entrer un gouvernement entendant procéder à des réductions d'impôts sans lutter en même temps contre la fraude fiscale. A présent que les libéraux considèrent son parti comme un partenaire gouvernemental possible, elle ose s'interroger sur ce type de coalition sachant que les libéraux ne cessent d'insister sur un dégraissage de la sécurité sociale et de la fonction publique. Le doublement de l'allocation d'encouragement à la consommation dont bénéficient tous les Flamands ayant un emploi, autre promesse libérale, est pour elle inacceptable, et elle va même jusqu'à exiger sa suppression. Lutter contre la misère et éliminer les listes d'attentes pour les soins aux moins-valides sont pour elle des priorités. Le SP.A sent que bon nombre de ses électeurs ont le coeur qui penche vers Groen!, mais ce n'est pas le seul parti qui risque de leur chiper des voix : les libéraux de gauche du SLP, qui étaient encore leurs partenaires de coalition jusqu'il y a peu, et le PVDA+ d'extrême-gauche, qui veut introduire une taxe sur les grosses fortunes, risquent tous deux de coûter quelques pour cent aux socialistes.
Un nouveau Dubaï sur la Mer du Nord ?
Mardi, les entreprises de dragage Deme et De Nul ont présenté à Bruxelles leur plan révolutionnaire "Vlaamse Baaien 2100". Pour l'occasion, un consortium homonyme a été créé, regroupant aussi Arcadis, AT&M, IDMC et ORG. L'enjeu est rien moins que gigantesque : le plan consiste à redessiner la côte flamande et à relancer le tourisme côtier. Tous leurs scénarios partent de l'utilisation des bancs de sable sous-marins présents à une dizaine de kilomètres des côtes. Ceux-ci seraient surélevés et transformés en îles destinées à l'habitation ou aux loisirs. C'est le réchauffement climatique qui a inspiré ce projet, qui remplirait le carnet de commande des deux entreprises pour des dizaines d'années. Non seulement le niveau de la mer va monter d'au moins 60 cm, mais les tempêtes vont se faire de plus en plus fréquentes, avec des vagues pouvant atteindre 4 mètres. Les nombreux bancs de sable sous-marins bordant la côte flamande permettent d'atténuer la force des marées de tempête. Si l'eau continue à monter, leur influence diminuera. Comme on le sait, DEME et De Nul se livrent déjà à ce type de travaux herculéens sur les côtes de Dubaï et d'Abu Dhabi.
Belgacom en appel contre l'amende de 66,3 millions
Mardi, le Conseil pour la concurrence a infligé à la filiale mobile de Belgacom, Proximus, une amende de 66,3 millions d'euros pour avoir 'étranglé' les prix sur le marché professionnel entre 2004 et 2005. Concrètement, Belgacom aurait durant cette période autorisé des tarifs particulièrement bas pour ses clients Proximus (son propre réseau), plus bas que ceux de ses concurrents entre leur réseau et Proximus. Belgacom ne nie pas le fait, mais précise que les tarifs de Proximus à Proximus auraient été intégrés dans tout un paquet de services fournis aux clients. Il est donc impossible d'isoler le prix pour ce type de conversation, estime Belgacom. "Nous sommes fondamentalement en désaccord avec cette approche du marché, et ne pouvons dès lors que nous pourvoir en appel contre la décision du Conseil pour la concurrence", a conclu hier le télé-opérateur.
The people of the town of Sint-Niklaas wanted to protest against the plight of the homeless.
Deflation has hit Belgium
The department of Economic Affairs announced yesterday that inflation in Belgium sank below the zero-mark in May, to -0.37 percent. It's the first time since December 1960 that the general price level is dropping and that inflation is in the negative. Inflation level swings have also set a new record, with inflation still at 5.91 percent last July the highest level in 24 years. The negative inflation figures over the last few months are the result of the economic recession, in particular the plummeting oil price, as well as the price of natural gas and electricity, which were down 5.4 and 2.3 percent respectively in May. But this descent is not a general one. With energy products and seasonal fruit and vegetables excluded prices are still rising by approximately two percent. Moreover, it is expected that the rising oil price will reanimate inflation levels towards the end of the year.
Although deflation has hit the country, the general fear of prices, demand and economic recession getting caught in a spiralling downward - which is the economists' biggest nightmare when faced with this phenomenon - does not apply in this case, thanks to the expected rise in oil prices. Anyway, that's the message from Minister of Economic Affairs Vincent Van Quickenborne (Open VLD), who points out that the negative inflation can even be a windfall in terms of buying power for families.
The health index, which is used for adjusting wages and that does not take the price of petrol, alcohol and tobacco into account, was 0.69 percent higher this May than it was in May last year.
Belgacom gives suppliers an ultimatum
After the brewer AB Inbev informed its suppliers in spring that it would be extending its terms of payment from 30 to 120 days, now Belgacom is also holding its suppliers at gunpoint. The telecommunications group has sent out a written demand that its suppliers drop their prices by at least twenty percent by 01 July, under threat of cancelling orders. According to the purchasing manager, this step was taken within the framework of the cost-cutting plan. Aside from improved purchasing conditions, a further goal is to limit the number of suppliers. Minister of Enterprise and Administrative Reform Vincent Van Quickenborne (Open VLD) will ask the competition watchdog, the Competition Authority, to launch an informal investigation. The central question here is whether the dominant telecom operator is abusing its market position, or whether this is normal business practice. The Competition Authority has already investigated ABInbev with regard to the extension of its terms of payment, but could not find sufficient indications to continue its procedure. According to Belgacom, the letter was sent to all its suppliers. Experts say that the telecom company is certainly not the only one to place its suppliers under pressure in order to cut its own costs, thus softening the blow of the financial crisis. Paying invoices as late as possible, collecting on invoices as fast as possible and imposing better purchasing conditions are a matter of course in times of crisis.
The Belgacom subsidiary Proximus was slapped with a record fine by the Competition Board earlier this week for employing prices designed to strangle the competition.
'It's high time 07 June comes,' says Van Rompuy
After the the debate between PS chairman Elio Di Rupo and his MR counterpart Didier Reynders on the French speaking broadcasting station RTBF, relations between the two parties is back to rock bottom in the federal government. Di Rupo and Reynders have excluded each other's parties in advance as coalition partners at a regional level, but still have to govern together in the same coalition at federal level until 2011. Di Rupo says that the electorate much choose between a leftwing or rightwing coalition on 07 June, while Reynders asserts that Di Rupo must recognise his party's errors and apologise to the people of Wallonia. And Prime Minister Herman Van Rompuy (CD&V), who last week said that the parties once again had restored mutual respect, did not even bother to soften down the situation during the parliamentary question hour. 'It's high time that 07 June comes and the citizens can have their say,' he said, without any other attempt whatsoever to dispel the idea that his coalition lacks any form of cohesion.
However, the prime minister does need both the francophone socialists and the liberals to drive through decisions after the summer with a two-thirds majority for the controversial matters such as state reform, the future of nuclear power and the budget. But already the parliamentary corridors are abuzz with speculation of a cabinet reshuffle or even of advanced federal elections.
Belgian businessman held for nine months in Qatar
Since October 2008 the Belgian Philippe Bogaert has been held against his will in Doha, the capital city of Qatar. And, without his family, without income and without an exit visa, there's no hope of any change on the horizon either. His fate is entirely in the hands of his Qatari business partner Farukh Azad, the major shareholder in Dialogic Qatar, the company for which Bogaert worked as general manager until recently, and a friend of the emir of Qatar. Azad has to sign Bogaert's exit visa, which he is refusing to do after bringing a lawsuit against the Belgian. When Bogaert took the helm at Dialog Qatar, he was well aware that the company was in difficulties, and the Qatari shareholder expected Bogaert to lay fraud charges against his predecessor, but he refused to do so. When it became clear that the company could no longer be rescued, it applied for bankruptcy. Azad opposed the move and Bogaert submitted his resignation. To prevent Bogaert from leaving the country, Azad in turn brought a lawsuit against him, accusing him of the things that had happened under his predecessor. In the interim, Bogaert has no income and lives with the Belgian ambassador in Qatar. The feeling at the Department of Foreign Affairs is not an optimistic one with regard to Bogaert, but they say they continue to follow closely.
Employment agencies for foreign staff with technical and medical skills are on the rise
Even in the midst of the financial crisis, many companies continue to worry about understaffed professions. Manufacturing and logistics companies, which require technical staff, are particularly concerned about the increasing shortages on the labour market. Almost half of them (45 percent) are considering recruiting skilled labour from abroad, with just over half (51 percent) even considering a move abroad at some stage due to the shortage. This has emerged from a study undertaken by the Belgian international recruiting agency, Link2Europe, which asked Belgian companies how they feel about the Polish, Slovakian and the other employees that have had free access to the Belgian labour market since 01 May. This liberalisation has been good news for the increasingly important international recruitment sector, consisting of companies such as Link2Europe. They are now able to meet the rising demand for skilled labour, such as welders, forklift drivers and order pickers. It is notable that the foreign employees are paid according to statutory wage scales in the temping agency sector and that client companies are even prepared to pay extra for domestic recruitment, administrative assistance and housing for the foreign staff. Technically-skilled employees could become an eastern European export product, Link2Europe feels. Temping agencies are being used in hospitals and healthcare too. 100,000 additional jobs are to be introduced in healthcare by 2020, according to figures released by the Minister for Migration Annemie Turtelboom (Open VLD). To fill these posts, Turtelboom is counting in part on Polish, Romanian and other foreign nurses and doctors.
Financial crisis threads its way into fashion industry too, Veronique Branquinho goes into liquidation
The financial crisis has hit the catwalks with bang. Armani saw a 14 percent drop in profits in 2008, with Prada shedding 22 percent. The fashion houses and luxury boutiques are dropping their prices, with consequences for the balance sheets. Size zero growth is not the only implication, with empires tottering too. In France the couture label Christian Lacroix is threatened by bankruptcy, with losses of ten million Euros last year, while in Antwerp the public limited company James has gone into liquidation. James commercialises, manufactures and distributes the collections of designer Veronique Branquinho. Shrinking orders and an increasing number of unpaid orders have left the company in rags. Nevertheless, the designer celebrated last year the first decade of her label with a successful solo exhibition at the Antwerp fashion museum, ModeMuseum. Branquinho has also been the new creative director at the luxury leather goods company Delvaux since March, a post she continues to fill.
VLM Airlines to become CityJet
The Flemish VLM Airlines and the Irish CityJet, the two regional subsidiaries of Air France-KLM that fly to 17 destinations, are together to be renamed CityJet. VLM Airlines, the company headquartered in Deurne, was overtaken by the French-Dutch group last year. This fusion fits in with the policy of Air France-KLM, Europe's biggest carrier, to transform the two regional birds into a strong brand. VLM and CityJet share a complementary network as well as 17 destinations, with London City Airport being the most important hub. The CityJet project is not a merger, as such, with only the commercial activities sharing an umbrella. The companies will each retain their own chief executive officers and VLM managing director Johan Vanneste will be appointed to coordinate the common commercial policy. During the launch of CityJet in London, the CEO's announced that they will be adjusting their pricing, with the emphasis henceforth to be on volume instead of yield per seat, which was previously the case for VLM. Commercial travel has been exceptionally hard-hit by the financial crisis, and companies are re-examining policy with regard to business flights. VLM was in the red last year for the first time in a decade. The Flemish company employs 425 people, while CityJet has 720 staff aboard.
28/05/08 – The number of people who officially changed their gender in Belgium jumped to 74 last year. Fifty-one men became a woman, while twenty-three women became a man.
The US Secretary of State Hilary Clinton is pleased with Belgium's offer to accept prisoners from the Guantanamo detention centre in Cuba.
27/05/09 - The Belgian astronaut Frank De Winne has taken off from the Baikonur Space Centre in Kazakhstan. He will be spending six months aboard the ISS, the International Space Station.
Des orages exceptionnels sur toute la Belgique
Un des pires orages de ces dernières années s'est abattu sur toute la Belgique dans la nuit de lundi à mardi. L'IRM a qualifié de "super-cellule" (le type le plus grave) l'orage qui a fait rage sur l'ouest et le centre du pays en direction d'Anvers. Une "super-cellule" est un agglomérat de plusieurs orages, et la zone orageuse peut alors atteindre 100, voire 200 km de diamètre. En trois heures, on a compté pas moins de 30.000 éclairs, dont la moitié ont frappé des cibles, et on a enregistré des vents frôlant les 100 km/h. Mais ce sont surtout des grêlons de 10 cm de diamètres, tombés notamment à Zandvliet (Province d'Anvers) et Wetteren (Flandre orientale) qui ont suscité une certaine panique. "On n'enregistre des chutes de grêlons de cette taille qu'exceptionnellement" explique l'Institut Royal Météorologique. Ils se forment au sommet des cumulonimbus, qui peuvent culminer à 16 km d'altitude, là où règnent des températures de -40°C. D'innombrables Flamands ont assisté, impuissants, aux ravages de la grêle sur leurs serres, toits et pare-brises. Dans la commune anversoise de Kapellen, un couple et leur petite fille de huit ans ont même échappé de justesse à la mort quand un arbre est tombé sur leur chambre. L'IRM recommandera au gouvernement de reconnaître ces intempéries comme une calamité, et le conseil des ministres décidera à quelles communes accorder le statut de zone sinistrée. Les habitants de celles-ci ne disposant pas d'une assurance incendie pourront être indemnisé par le Fonds des Calamités.
Frank De Winne fin prêt pour son marathon spatial
C'est aujourd'hui, à 12h34 heure belge, que l'astronaute Frank De Winne quittera le pas de tir de Baïkonour pour entamer son séjour-marathon de six mois dans l'espace. De Winne avait déjà passé une semaine à bord de la station spatiale ISS en 2002, mais cette fois, il y restera six mois pleins, dont deux en qualité de commandant de bord. C'est une première européenne, car jusqu'à présent, cette responsabilité incombait toujours à un Russe ou un Américain. L'envol est le point culminant de quatre années d'entraînement scientifique, mais aussi social : en effet, les astronautes devront vivre confinés à six pendant tout ce temps.
Si la fusée Soyouz est lancée de Baïkonour (Kazakhstan), De Winne sera en compagnie du Russe Roman Romanenko et du Canadien Robert Thirsk. Ils atteindront la station après deux jours de vol, et rejoindront ses occupants actuels qui orbitent à 355 km d'altitude : l'Américain Michael Barratt, le Russe Gennady Padalka et le Japonais Kochi Wakata. L'ISS est en cours d'amélioration permanente depuis 1998, mais n'est encore capable d'héberger que six personnes pour un séjour prolongé. Une des missions de De Winne consistera à vérifier que les systèmes d'épuration d'eau, de production d'énergie et d'oxygène ne flanchent pas sous la pression imposée par cette "foule".